Communiqué de presse France Assos Santé du 30 novembre 2020 «Vivre-Covid19» cherche participants pour une étude d’impact de la crise sanitaire

Communiqué de presse France Assos Santé du 30 novembre 2020 «Vivre-Covid19» Cherche participants pour une étude d'impact de la crise sanitaire

Personnes malades chroniques, personnes en situation de handicap, aidants :
comment vivent-ils pendant la crise de la Covid-19 ?

Assouplissement du confinement, 3ème vague, reconfinement, vaccin, les incertitudes demeurent, mais une chose est sûre : le coronavirus a fait basculer le mode de vie de tous les Français pour longtemps. Une réalité encore plus aigüe pour certaines populations, plus exposées au virus et à ses conséquences.

France Assos Santé lance aujourd'hui son appel à participer à l'étude Vivre-Covid19 pour mesurer sur deux ans la prise en charge et le ressenti des usagers du système de santé – avec un focus particulier sur les personnes malades chroniques ou en situation de handicap, et les aidants pendant cette crise sanitaire vouée à durer.

Une étude unique en son genre pour une crise sanitaire durable

Discontinuité des soins auprès de la médecine de ville, déprogrammation d'interventions à l'hôpital, la crise du Sars-CoV-2 met à mal le système de santé. Quelles répercussions a-t-elle sur la santé et l'état psychique des Français ? Il est essentiel d'y répondre pour faire face à la situation à l'avenir.

France Assos Santé, organisation de référence pour représenter les patients et les usagers du système de santé, recherche 10.000 participants à une vaste étude longitudinale observationnelle, Vivre-Covid19. Ouverte à la fois aux personnes malades et bien portantes, l'étude renforcera la phase pilote menée depuis mai 2020 sur une cohorte de 2.000 personnes.

Sa vocation est de mesurer sur deux ans (mai 2020 - mai 2022) le ressenti de l’ensemble des usagers du système de santé, dont les personnes malades chroniques, les personnes en situation de handicap et leurs aidants, et d'apporter de la connaissance sur leur ressenti (anxiété, résilience), leur prise en charge médicale et leur mode de vie pendant cette crise au long cours. Les premiers résultats seront délivrés en mai 2021, les résultats définitifs en novembre 2022.

Faire entendre sa voix et alerter

Faire entendre la voix de tous les usagers de santé, faire connaître les problématiques liées à des pathologies, mais aussi éclairer les associations et les pouvoirs publics sur les impacts psychologiques à long terme de la pandémie et nourrir les débats sur l'avenir du système de soins : ce sont autant de bonnes raisons, pour les participants, de s'engager dans cette étude.

Résultats préliminaires : une prise en charge dégradée et un niveau d'anxiété inquiétant

La phase pilote de l'étude dévoile une dégradation claire de la prise en charge des personnes malades.

Sur les 2.000 répondants, 993 atteints d’une pathologie chronique devaient avoir une consultation ou un examen concernant leur pathologie au cours des 30 derniers jours. Parmi eux

  • 38,5% ont eu leur rendez-vous normalement,
  • 61,5% ont eu leur rendez-vous reporté : 28,6% reporté avec une nouvelle date et 32,9% sans nouvelle date fixée.

On note aussi, chez l'ensemble des participants, une augmentation des craintes d'attraper la Covid-19 et d'être mal ou pas soignés. La phase pilote détecte un niveau très élevé d'anxiété, près de 4 personnes sur 5 ressentant une anxiété modérée ou sévère

  • Seuls 21,1% des 2.000 participants n'étaient pas ou étaient peu anxieux : 4,7% pas anxieux et 16,4% avec une anxiété légère,
  • tandis que 78,9% ressentaient de l'anxiété : 33,8% modérée et 45,1% une anxiété sévère.

Résultats du 12 novembre 2020

A propos - France Assos Santé

France Assos Santé est un collectif qui regroupe 85 associations nationales* pour la défense des droits des intérêts des patients et des usagers du système de santé. Notre volonté est ainsi de permettre que s’exprime leur vision sur les problématiques de santé qui les concernent. Cela passe par la représentation des usagers auprès des pouvoirs publics, la formation des représentants des usagers, la garantie du bon fonctionnement et l’équité du système de santé et l’information du grand public.

Forte de sa dimension inter-associative, France Assos Santé dispose d’une représentation dans les régions via ses 18 délégations territoriales. Elle est également à l’origine de la création de la ligne téléphonique « Santé Info Droits », qui a reçu près de 10.000 appels en 2019, et du magazine « 66 Millions d’Impatients ».

*Voir la liste des associations ci-dessous

La campagne :

Web :https://www.vivre-covid19.fr/
Twitter : @Fr_Assos_Sante
Facebook : FranceAssosSante
Hashtag : #jeparticipe-vivre-covid

Contacts presse :

  • Xavière Bourbonnaud
    06 67 05 75 79 - bxaviere@wanadoo.fr
  • France Assos Santé - Sophie Bancet
    communication@france-assos-sante.org

Les associations membres de France Assos Santé :

- AAAVAM (Association d’aide aux victimes d’accidents et maladies liés aux médicaments)
- ACTIONS TRAITEMENTS
- ADDICTIONS ALCOOL VIE LIBRE (Mouvement de buveurs guéris, d’abstinents volontaires et de leurs familles)
- ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité)
- ADVOCACY FRANCE (Association d’usagers en santé mentale, médico-sociale et sociale)
- AFA (Association François Aupetit maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI), maladie de Crohn et recto-colite hémorragique)
- AFDE (Association française des dysplasies ectodermiques)
- AFDOC (Association française des malades et opérés cardiovasculaires)
- AFGS (Association Française Goujerot-Sjoren)
- AFH (Association française des hémophiles)
- AFM TÉLÉTHON (Association française contre les myopathies)
- AFSA (Association française du syndrome d’Angelman)
- AFSEP (Association française des sclérosés en plaques)
- AFVD (Association francophone pour vaincre les douleurs)
- AIDES (Association de lutte contre le sida)
- AFPRIC (Association française des polyarthritiques et des rhumatismes inflammatoires chroniques)
- AFVS (Association des familles victimes du saturnisme)- AINP (Association d’information sur la névralgie pudentale)
- ALCOOL ÉCOUTE JOIES ET SANTÉ
- ALLIANCE DU COEUR (Union nationale des fédérations et associations de malades cardiovasculaires)
- AMADYS (Association des malades atteints de dystonie)
- AMALYSTE (Syndrome de Lyell et de Stevebs-Johnson)
- A.M.I NATIONALE (Association nationale de défense des malades, invalides et handicapés)
- AMIS DE LA SANTÉ (Association de prévention et de lutte contre les addictions et plus spécifiquement l’alcoolisme)
- AMR (Alliance maladies rares)
- ANDAR (Association nationale de défense contre l’arthrite rhumatoïde)
- APF (Association des paralysés de France)
- ARGOS 2001 (Aide et soutien pour bipolaire)
- ARSLA (Association pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique)
- ASBH (Association nationale spina bifida et handicaps associés)
- ASF (Association des sclérodermiques de France)
- ASFC (Association française du syndrome de fatigue chronique)
- AUTISME FRANCE (Coordination d’associations sur l’autisme en France)
- AVIAM (Association d’aide aux victimes d’accidents médicaux)
- CADUS (Conseil aide et défense des usagers de la santé)
- CLCV (Association Consommation logement et cadre de vie)
- CNAFAL (Conseil national des associations familiales laïques)
- CNAFC (Confédération nationale des associations familiales catholiques)
- CNAO (Collectif national des associations d’obèses)
- CROIX BLEUE (Association d’aide aux personnes en difficultés avec l’alcool)
- EFAPPE ÉPILEPSIE (Fédération d’associations en faveur de personnes handicapées par des épilepsies sévères)
- ÉPILEPSIE FRANCE
- E3M (Association entraide aux malades de myofasciite à macrophages)
- FAMILLES DE FRANCE
- FAMILLES RURALES
- FÉDÉRATION ALCOOL ASSISTANCE
- FFAAIR (Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires)
- FFCM (Fédération française des curistes médicalisés)
- FFD (Fédération française des diabétiques)
- FIBROMYALGIE FRANCE (Association contre la douleur chronique)
- FIBROMYALGIE SOS
- FNAPSY (Fédération nationale des patients en psychiatrie)
- FRANCE REIN
- FNAR (Fédération Nationale des Associations de Retraités)
- FNATH (Association des accidentés de la vie)
- FRANCE ALZHEIMER
- FGCP (France Greffes Coeur Poumons)
- FRANCE PARKINSON
- GÉNÉRATIONS MOUVEMENT
- JALMALV (Jusqu’à la mort accompagner la vie)
- LA CSF (La Confédération syndicale des familles)
- LE LIEN (Association de défense des victimes d’accidents médicaux)
- LNCC (Ligue nationale contre le cancer)
- MARFANS
- PETITS FRÈRES DES PAUVRES
- PLANNING FAMILIAL
- PRIARTEM (Pour rassembler informer et agir sur les risques liés aux technologies électromagnétiques)
- RENALOO (Insuffisance rénale, dialyse, greffe du rein)
- RÉSEAU ENVIRONNEMENT SANTÉ
- RÉSEAU DES FRANCE (Exposition au DES diéthylstilboestrol)
- SCHIZO OUI
- SÉSAME AUTISME (Fédération Française)
- SOS HÉPATITES (La défense de toutes les personnes concernées par les hépatites)
- TRANSHÉPATE (Fédération des malades et greffés du foie)
- UAFLMV (Union des associations françaises de laryngectomisés et mutilés de la voix)
- UFC-QUE CHOISIR
- UFAL (Union des familles laïques)
- UNAF (Union nationale des associations familiales)
- UNAFAM (Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) - UNAFTC (Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et cérébro-lésés)
- UNAPECLE (Union nationale des associations de parents d’enfants atteints de cancer ou leucémie) - UNAPEI (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales)
- UNSED (Union nationale des syndromes d’Ehlers-Danlos)
- VAINCRE LA MUCOVISCIDOSE
- VMEH (Visite aux malades en établissements hospitaliers)

 

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 30 novembre 2020, cliquez ici.

Communiqué de presse France Assos Santé du 6 novembre 2020

COVID-19 : Protégeons les personnes à risque !
Un enjeu majeur de santé publique et de responsabilité politique

A l’heure du déferlement de cette deuxième vague de la Covid-19, un nouveau confinement est imposé aux Français qui sont appelés à limiter leurs contacts, voire pour certains à fermer leurs commerces et leurs entreprises.

La France est le pays le plus touché par la Covid-19 en Europe avec 1,6 millions de personnes atteintes et des taux d’occupation des lits de réanimation par des patients souffrant de la Covid-19 qui oscillent entre 44% et 120% dans nos régions. Les personnes à risque de formes graves, y compris les plus jeunes, peuvent légitimement être effrayées, sachant que 36% des patients en réanimation ont moins de 65 ans. Une part importante d’entre eux va décéder et les autres pourraient connaitre des suites lourdes et des séquelles à long terme.

D’autant plus que le droit qui les protège est instable depuis la parution du décret du 29 août suspendu le 15 octobre par le Conseil d’Etat , entrainant de fait un retour au décret du 5 mai, sauf pour les proches cohabitants. Ils ont quant à eux perdu l’accès à tout dispositif spécifique de protection. Leur situation est d’autant plus difficile que le télétravail « obligatoire » dans le cadre du confinement ne concerne qu’une minorité d’entre eux. Les autres, contraints au travail en présentiel, courent le risque quotidien d’infecter leur proche.

L’appel du Ministre de la Santé et du Directeur Général de la Santé à protéger les personnes fragiles qui seront les « hospitalisés de demain »

Messieurs Olivier Veran et Jérôme Salomon ont appelé hier soir à protéger les personnes fragiles qui seront les « hospitalisés de demain ». Le Conseil scientifique a, quant à lui, dans son avis actualisé le 28 octobre, fait état d’une situation sanitaire critique et a fixé comme premier objectif stratégique et enjeu majeur de santé publique la protection des personnes à risque de développer une forme grave de la Covid-19, avec une limitation drastique des contacts sociaux, voire un auto confinement volontaire, pour permettre de limiter les hospitalisations et les décès. Les dispositifs actuels concernant les travailleurs vulnérables et proches de personnes vulnérables ne sont pas cohérents avec ces appels légitimes à la protection la plus stricte et doivent être revus d’urgence.

Que demandent nos associations ?

Les associations de patients et d’usagers de la santé font appel à la responsabilité de l’État et à la cohérence politique, pour prendre les mesures urgentes qui s’imposent permettant à l’ensemble des travailleurs à risque, identifiés selon les connaissances scientifiques les plus récentes, ainsi qu’aux personnes résidant sous le même toit qu’une personne vulnérable, d’avoir les moyens d’être protégés efficacement, notamment en ayant la possibilité de ne pas se rendre sur leur lieu de travail.

Le télétravail doit être privilégié quand il est possible. Mais, lorsqu’il n’est pas envisageable, il est essentiel qu’un dispositif permettant un maintien durable et suffisant des revenus, quel que soit le statut des travailleurs, soit accessible, comme ce fut le cas jusqu’au 31 août dernier.

Les personnes à risques de formes graves engagent leur survie dans cette deuxième vague. Seule la solidarité nationale leur permettra de traverser en sécurité les prochaines semaines et mois dont on mesure encore mal l’ampleur des conséquences sanitaires. Des mesures cohérentes doivent être proposées devant cette deuxième vague qui s’annonce plus importante que la première.

Contact presse : Sophie BANCET – 01 53 62 40 37/ 06 18 13 66 95 – communication@france-assos-sante.org

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 06 novembre 2020, cliquez ici.

Communiqué de presse France Assos Santé du 29 octobre 2020

Nouveau confinement : France Assos Santé se mobilise pour la prise en charge de tous les patients, Covid-19 et maladies chroniques

Après les effets collatéraux de la 1ère vague sur les patients atteints de maladies chroniques et les personnes à risque, tout doit être mis en oeuvre pour réussir à prendre en charge les patients atteints de la COVID-19, tout en maintenant l’accès aux soins pour tous et en protégeant les plus vulnérables. A la veille d’un nouveau confinement, France Assos Santé entend jouer un rôle majeur dans la gestion de la crise, au plus près des patients et en lien avec les établissements et les professionnels de santé.

La dégradation rapide de la situation sanitaire en France et partout dans le monde ces dernières semaines a amené le gouvernement à prendre des décisions graves qui ont été annoncées hier soir aux Français par le Président de la République.

Force est de constater que la deuxième vague de la pandémie touche l’ensemble de notre pays et toutes les tranches d’âges de la population. Nous assistons jour après jour à l’augmentation des hospitalisations et des entrées en réanimation liées à des formes graves de la Covid-19, avec les conséquences redoutées pour l’ensemble des patients souffrant d’autres pathologies.

France Assos Santé ne peut que déplorer ce constat, malgré les mesures appliquées depuis mi-mars 2020.

Dans cette situation, les nouvelles mesures annoncées hier par le Président de la République nous apparaissent nécessaires pour protéger la santé de nos concitoyens, même si elles auront inévitablement un impact sur nos modes de vie et sur notre économie.

Nous serons vigilants sur les effets produits par les nouvelles décisions gouvernementales dans les prochaines semaines et nous continuerons de nous mobiliser sans faille pour garantir la continuité de l’accès aux soins pour tous et le respect du lien avec les plus âgés. D’ores et déjà, nous prenons acte avec satisfaction de l’attention portée aux personnes résidant en EHPAD et de la décision de ne pas les couper totalement de leurs proches.

Nos priorités sont :

– Permettre aux patients présentant des formes évolutives de la COVID-19 d’être pris en charge correctement. Ces personnes doivent disposer d’un suivi et d’une surveillance adaptés, notamment en EHPAD et à domicile (oxygénothérapie). A cette fin, il faut envisager la mobilisation rapide de prestataires en santé au niveau des soins primaires, en coordination avec les professionnels libéraux et plus particulièrement les médecins traitants ;
– Par ailleurs, nous demandons aux médecins et aux ARS de garantir la continuité des soins et des parcours, y compris grâce au recours à la télémédecine et à la télésurveillance, et à assurer les déprogrammations dans le strict cadre du nécessaire. Nous mobiliserons notre réseau de représentants pour que chaque établissement veille à garantir une juste information des patients sur les disciplines ou les actes concernés.

France Assos Santé jouera un rôle majeur aux côtés des pouvoirs publics et des soignants dans la gestion de cette crise sanitaire sans précédent pour faire entendre les besoins et le vécu de tous les patients et des usagers, de leurs proches et pour garantir la protection de toutes les personnes vulnérables.

Contact presse : Sophie BANCET – 01 53 62 40 37/ 06 18 13 66 95 – communication@france-assos-sante.org

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 8 septembre 2020, cliquez ici.

Novembre 2020 : Écoute téléphonique en remplacement des permanences fermées

Les permanences de SOS Hépatites Alsace-Lorraine sont fermées en raison du reconfinement mais sont remplacées par une écoute téléphonique au 07 83 71 57 68. Ce numéro est ouvert durant les heures prévues pour les permanences tous les :

– Lundi de 14h à 19h
– Mercredi de 14h à 19h
– Jeudi de 13h à 18h.

N’hésitez pas à nous contacter par mail également si vous ne pouvez pas appeler : alsace.lorraine@soshepatites.fr

[France Assos Santé] Personnes à risque : Nouvelle saisine du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) – Les associations de patients et d’usagers demandent à être entendues

Suite à la suspension par le Conseil d’Etat du décret du 29 août ayant restreint la liste des personnes à risque pouvant bénéficier du chômage partiel, le gouvernement a de nouveau saisi le Haut Conseil de la Santé Publique à des fins de réactualisation de cette liste.

Dans un courrier du 26 octobre adressé au Président du HCSP, France Assos Santé demande que les associations de patients et d’usagers soient auditionnées dans le cadre de cette nouvelle saisine, afin que nos demandes soient prises en compte :

  • Une liste de critères de vulnérabilités cohérente au regard des données robustes actualisées, tenant compte des manquements de la liste antérieure qui excluait notamment les maladies rénales sévères ni dialysées ni greffées.
  • Le retour de la protection des proches vivant sous le même toit qu’une personne vulnérable, auxquels la même protection doit être proposée, afin qu’ils ne se trouvent pas dans la situation de la contaminer et donc de mettre directement sa vie en danger.
  • La reconnaissance du droit, pour les médecins prescripteurs, de s’appuyer sur des consensus d’experts pour protéger des personnes « hors liste », notamment lorsque celles-ci sont concernées par des maladies rares ou cumulent des facteurs de comorbidités et/ou de vulnérabilités sociales dont l’impact a été évalué par la DREES.
  • Le respect du principe de précaution au nom duquel tout retrait de la liste antérieure doit être motivé par l’existence de données robustes le permettant.
  • L’accès au chômage partiel doit être garanti sauf à ce que les personnes à risque de forme grave de Covid-19 et leurs proches cohabitants puissent poursuivre leurs activités professionnelles à distance, le télétravail doit être opposable, y compris à temps plein lorsque le poste s’y prête.
  • Pour protéger les personnes à risque de forme grave de Covid-19 qui souhaitent reprendre leur travail sur site, un accompagnement systématique par le service de santé au travail est nécessaire, tout comme la prise en charge de transports individuels dans certaines conditions et la mise à disposition de masques, y compris de type FFP2 si nécessaire.
  • Une attention particulière doit être portée aux travailleurs indépendants qui, bien souvent et compte tenu du niveau actuel de leur indemnisation, n’ont pas d’autres choix que le retour au travail sur site(s).

Cette demande s’inscrit dans un enjeu de démocratie en santé mais surtout de santé publique et de cohérence politique.

Article original : https://www.france-assos-sante.org/actualite/personnes-a-risque-saisine-hcsp-les-associations-patients-usagers-demandent-a-etre-entendues/

Recommandation pour proches aidants des personnes âgées en perte d’autonomie, en situation de handicap ou malades chroniques

Cette fiche, publiée par le Ministère Chargé de l’Autonomie et le Secrétariat d’État chargé des personnes handicapées, présente la conduite à tenir et les bonnes habitudes à adopter dans le cadre de l’épidémie de COVID 19 pour les proches aidants des personnes âgées en perte d’autonomie, en situation de handicap ou malades chronique : fiche_PROCHES_AIDANTS_

France Assos Santé et le Collectif Alerte appellent à prendre des mesures d’urgence pour la santé des personnes en situation de précarité

France Assos Santé et le Collectif ALERTE font état de leurs préoccupations concernant la dégradation de la santé des personnes en situation de précarité et la multiplication des zones de non-droit. À chaque étape de la crise sanitaire du COVID-19, leurs conditions de vie, déjà difficiles, se détériorent encore davantage avec des conséquences souvent dramatiques pour leur santé. À l’aube du déconfinement, et parce que les manquements de l’État se sont accumulés, nous appelons à des mesures d’urgence pour que certaines populations ne soient pas reléguées hors du système de santé.

Des foyers de contamination perdurent et sont susceptibles d’entretenir la pandémie, a fortiori après le déconfinement !

Sans surprise et de façon intolérable, la crise sanitaire et économique a renforcé les inégalités sociales de santé et en a produit de nouvelles qu’il faut anticiper. 

Celles et ceux qui vivent sans ressources, sans logement ou mal-logés, sans papiers, exposés du fait de leurs consommations, sans accès aux besoins essentiels et aux droits fondamentaux, ceux qui devraient attendre de notre société protection et solidarité voient leurs conditions de vie se dégrader encore davantage. Les associations constatent de multiples freins dans l’accès ou le renoncement aux soins et une aggravation de l’état de santé pour nombre d’entre eux : qu’il s’agisse de pertes de chance, d’augmentation du nombre de décès – notamment dans la rue -, de malnutrition.

Une situation alarmante, souvent liée à des défaillances du service public : l’accès aux droits est difficile faute de continuité des services publics en présentiel, de capacité de ces populations à faire des démarches, notamment numériques, multipliant les points de rupture dans les parcours de santé.

Une double peine pour des personnes dont les effets du confinement sont déjà décuplés par des conditions de vie pathogènes.

Alors que les remontées de terrain s’accumulent et face au manque criant de données objectives, France Assos Santé et le collectif ALERTE font part de leurs plus vives inquiétudes quant à la dégradation de l’accès aux soins et à la santé des plus précaires ! Tandis que le déconfinement s’organise, nous appelons les pouvoirs publics à agir de toute urgence :

  • En garantissant (enfin) l’accès aux droits pour les personnes en situation de vulnérabilité sociale

L’accès aux droits et à la santé doit être simplifié et amélioré, quel que soit le statut administratif des personnes, notamment en maintenant les facilités mises en place pendant la crise du COVID-19 (demandes d’asile, Aide Médicale d’Etat, Complémentaire Santé Solidaire, Puma etc..), et en accélérant le traitement des dossiers. Il est également indispensable de revenir sur les mesures prises fin 2019, visant à restreindre l’accès à l’AME et l’accès à la PUMA des demandeurs d’asile. Elles ne sont pas compatibles avec les impératifs de santé publique, soulignés aujourd’hui par la crise sanitaire.

Les personnes doivent pouvoir bénéficier d’un plan global de soutien financier et d’un recours facilité aux équipes de soins et de suivi.

Enfin, une plateforme médico-sociale doit être mise en place afin de leur proposer un dépistage, les informer sur leurs droits, les aider dans leurs démarches, centraliser les dossiers. La médiation en santé doit être développée pour y contribuer.

  • En instaurant une stratégie globale et massive de dépistage en direction des personnes en situation de précarité et vulnérabilité, et pas seulement auprès de celles qui ont été mises à l’abri ou hébergées en centres collectifs, et en mettant à leur disposition des masques gratuitement
  • En reconnaissant le rôle des associations qui pallient les manquements de l’Etat

La reconnaissance du rôle majeur des associations dans la gestion de la crise auprès de ces publics vulnérables impose la consultation systématique de celles-ci lors des prises de décision. Il faut faciliter et soutenir leurs actions, en accordant les financements nécessaires afin qu’elles puissent accompagner, faire le lien, « aller vers », assurer une information adaptée, indispensable à un déconfinement progressif. Pour les collectivités territoriales et l’État, il est urgent de capitaliser les expériences associatives afin de construire un plan de prévention en amont de toute crise (construire et assurer la mise en œuvre des réponses aux besoins fondamentaux).

  • En mettant un terme à toutes les formes de discriminations liées à la situation de crise

La prise en charge de la santé des individus sur notre sol en ces temps de pandémie doit éthiquement être égalitaire, non discriminante, retrouvant les principes de notre humanité première.

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 5 mai 2020, cliquez ici.