Réouverture des permanences TROD à Strasbourg

Après de longs mois, nous sommes heureux de pouvoir vous accueillir à nouveau le mercredi matin de 10h à 13h pour des dépistages de l’hépatite C et du VIH !

Le dépistage s’effectue par TROD (Test Rapide d’Orientation Diagnostique), qui consiste à prélever une goutte de sang au bout du doigt. C’est gratuit, c’est rapide (résultat en 30min) et ça ne fait pas mal ! Alors c’est parti, on vous attend au 23 rue de la Première Armée à Strasbourg pour vous piquer le bout du doigt ! 🙂

Pour plus d’informations sur nos horaires de permanences, n’hésitez pas à consulter notre page sur les permanences : http://alsace.lorraine.soshepatites.fr/nos-permanences-decoute-et-daccueil/dans-le-bas-rhin/

16 Septembre : Journée mondiale du préservatif interne

Le 16 Septembre 2020, nous célébrons l’outil de prévention auparavant appelé « préservatif féminin« , désormais dit « préservatif interne » car il n’est pas réservé qu’aux femmes ! En effet, toute personne, peu importe son identité et ses pratiques, peut également l’utiliser comme moyen de protection lors de rapports vaginaux et anaux !

Le préservatif interne, c’est quoi ?

Le préservatif interne est composé de polyuréthane ou nitrile, il représente donc une parfaite alternative pour les personnes allergiques au latex. Constitué d’une extrémité fermée et une extrémité ouverte, il est placé à l’intérieur du vagin  et empêche les spermatozoïdes de pénétrer dans l’utérus. Comme il n’y a pas de contact direct entre le pénis et la muqueuse vaginale et/ou anale, le préservatif interne – tout comme le préservatif externe – protège également contre l’Hépatite B, le VIH et les autres infections sexuellement transmissibles (IST).

Comment l’utiliser ?

Les deux extrémités du préservatif interne sont munies d’un anneau flexible. L’anneau à l’extrémité fermée est à insérer. L’autre anneau est placé à l’extérieur et recouvre les organes génitaux externes.

Le préservatif interne doit être suffisamment enduit d’un lubrifiant avant l’insertion et est à usage unique. Le préservatif interne à lui seul est une bonne protection : s’il est utilisé en même temps qu’un préservatif externe, cela risque d’abîmer les matières et donc le niveau de protection est insuffisant.

Où le trouver ?

Le préservatif interne est considéré comme un contraceptif aussi sûr que le préservatif externe, mais il n’est pratiquement jamais utilisé. En France, il peut être acheté dans les pharmacies, ou mis à disposition gratuitement par certains lieux de prévention comme les associations et les Centres gratuits d’information, de dépistage et de diagnostic (CeGIDD). Vous souhaitez plus d’informations ou vous en procurer ? Venez à SOS Hépatites Alsace Lorraine, nous vous en distribuerons !

Le préservatif interne est le seul outil permettant aux femmes de se protéger des infections sexuellement transmissibles (IST). Cela est important, par exemple, si le partenaire n’est pas prêt à utiliser un préservatif externe. Le préservatif interne peut être inséré avant le rapport sexuel.

Pour plus d’informations sur le préservatif interne et son utilisation, rendez-vous sur : www.preservatif-feminin.com !

 

Pénuries de médicaments et de vaccins : pas de stocks en vue

France Assos Santé et ses associations membres, historiquement mobilisées contre les pénuries de médicaments et de vaccins, s’inquiètent de la mise en oeuvre effective des mesures pourtant votées par la représentation nationale en décembre 2019. Nous demandons que le décret obligeant les industriels à constituer un stock de sécurité de médicaments soit rapidement publié, conformément à la loi votée par les parlementaires en décembre 2019.

Janvier 2019 : France Assos Santé publiait les résultats d’une enquête exclusive réalisée par l’institut BVA auprès d’un échantillon de 955 personnes représentatif de la population française qui pointaient les difficultés récurrentes d’accès à certains vaccins et médicaments pour des millions de Français et leurs conséquences directes sur leur santé et leur qualité de vie.

En septembre 2019, nous avions salué les mesures de lutte contre les pénuries annoncées par le Premier ministre qui témoignaient d’une prise de conscience manifeste du gouvernement quant à l’ampleur du problème.

En décembre 2019, un ensemble de mesures était voté par la représentation nationale dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale. Ces mesures avaient fait l’objet d’un article spécifique voté à l’unanimité à l’Assemblée nationale, au cours d’un scrutin public.

Septembre 2020 : un an après les premières annonces et alors que les difficultés d’approvisionnement en produits de santé invitaient à accélérer le pas, les principales mesures ne sont toujours pas mises en oeuvre.

Parmi celles-ci, l’obligation pour les industriels de créer un stock de sécurité constituait pourtant une avancée notable, demandée historiquement par le secteur associatif.

Qu’attend-t–on ? Du courage politique

Le décret nécessaire à la mise en œuvre du dispositif est actuellement en attente : l’industrie pharmaceutique met aujourd’hui tout en œuvre pour en diminuer la portée.

Devant l’ampleur inégalée des pénuries de médicaments, nous considérons :

  • Que le décret permettant la constitution de stocks de sécurité de médicaments et de vaccins doit être publié sans attendre.
  • Que le dispositif prévu par la loi constituait déjà le fruit d’un compromis en précisant que ces stocks ne pouvaient excéder quatre mois de couverture des besoins.

La demande des associations doit être entendue, à savoir l’obligation pour les industriels de constituer des stocks de sécurité correspondant à :

– 4 mois de couverture des besoins pour les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur mentionné à l’article L5111-4 du code de la santé publique ;

– au moins 2 mois de couverture des besoins pour tout autre médicament.


Plus largement, nous considérons que les mesures annoncées par le premier Ministre, votées par la représentation nationale et attendues par nos concitoyens doivent être mises en œuvre en conservant toute leur portée et tout leur sens.

Contact presse : 01 40 56 98 80 – communication@france-assos-sante.org

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 8 septembre 2020, cliquez ici.

Nous recrutons un(e) Chargé.e de projet en promotion de la santé en Lorraine

Sous l’autorité du Président régional ou de la personne mandatée par ce dernier et en lien avec le Bureau Régional, il/elle est en charge de :

Missions :

Administratif :

  • Concevoir, mettre en œuvre, suivre et évaluer des projets de santé publique (information, prévention, accompagnement dans le soin) auprès du grand public et de publics spécifiques, information des professionnels de la santé et du social aux problématiques des hépatites, des maladies du foie, de la promotion de la santé.
  • Participer aux réunions d’équipe et, le cas échéant, aux réunions des organes décisionnels de l’association.
  • Gestion du local administratif lorrain basé à Nancy et de l’équipement qui en découle, dans le but de rendre visible l’association et ses activités, de permettre la diffusion de l’information, l’organisation de réunions en son sein ainsi qu’un espace de travail/rencontre pour l’équipe bénévole.
  • Elaboration, surveillance et suivi des dossiers de demandes de subvention auprès des financeurs et transmettre les données aux personnes concernées.
  • Organiser une communication :
    • Créer des outils de communication,
  • Rechercher de nouveaux documents de prévention,
  • Veille informationnelle sur les hépatites, les maladies du foie et leur prise en charge
  • Gestion des documentations propres à l’Association,
  • Participer à la gestion du site internet (WordPress) et des réseaux sociaux de l’association.
  • Participer au développement des missions de l’association.
  • Rendre compte périodiquement de l’avancement des actions en cours auprès de son supérieur hiérarchique désigné et du président de l’association.
  • Recueillir les données permettant d’assurer la rédaction du rapport d’activité chaque année.

Opérationnel :

  • Préparation, organisation, participation et bilan administratif, matérielle et technique des actions de terrain envers les différents publics.
  • Coordonner et suivre l’activité d’une équipe de bénévoles.
  • Relation avec la presse, en lien et avec autorisation du président ou un autre membre du bureau régional expressément désigné par ce dernier.
  • Participation aux événements de la vie associative régionale et nationale.
  • Participer aux groupes de travail, réseaux et plateformes d’échanges organisés par les villes et institutions sur le territoire dans les domaines de la santé et du social.
  • Présenter l’association, rechercher et mettre en œuvre avec d’autres structures, des partenariats locaux dans les domaines de la promotion de la santé autour des hépatites et des maladies du foie
  • Développer et mettre à jour des outils pédagogiques et de prévention.
  • Accompagner les patients vers le dépistage grâce à l’outil des Tests Rapides d’Orientation Diagnostique (TROD) de l’Hépatite C et du VIH lors des permanences d’accueil et lors d’actions hors les murs.
  • Participer le cas échéant, aux réunions du Bureau Régional, du Conseil d’Administration et à l’Assemblée Générale de l’association.
  • Proposer et mettre en œuvre, en lien avec le président et le bureau, des projets de développement et des actions visant à améliorer la prise en soin des hépatants (action d’écoute, d’information, de formation…)
  • Créer et gérer une liste de personnes ressources vers qui orienter les personnes rencontrées et vers qui les bénévoles peuvent se tourner, pour un conseil (associations, centres médico-sociaux, services d’hépato-gastroentérologie, infirmiers hospitaliers et libéraux, assistantes sociales, avocats, centres hospitaliers, médecins généralistes, psychologues, psychiatres, diététiciens, addictologues…)
  • Peut réaliser des permanences d’accueil en lien avec les membres mandatés par l’association.
  • Peut être mandatée pour représenter l’association.
  • Toute autre action pouvant servir, aider et faciliter le travail des bénévoles de l’association.

Compétences :

  • Connaissances (à minima notions) en santé sexuelle, en promotion de la santé et en relation d’aide
  • Une bonne connaissance des mécanismes des addictions et du rôle du foie serait un plus
  • Habilitation à la réalisation de TROD VIH et VHC (formation assurée par l’association le cas échéant)
  • Compétences en méthodologie de projets
  • Bonnes connaissances des actions de formation, d’animations et des techniques de l’aller vers
  • Capacité d’organisation et de travail seul et/ou en équipe et capacités de négociations
  • Adhésion au développement d’activités innovantes
  • Savoir collecter, traiter et transmettre les informations oralement et par écrit.
  • Gestion du temps et des priorités.
  • Connaissances des structures sanitaires et sociales (institutionnelles et associatives)

Qualité :

  • Organisation/Anticipation
  • Réactivité
  • Rigueur et qualités relationnelles, avec les usagers comme les institutions
  • Comprendre les besoins des différents interlocuteurs
  • Adhésion aux règles éthiques et de fonctionnement
  • Capacité d’adaptation
  • Discrétion

Conditions générales d’exercice de l’emploi :

Nécessite :

  • Une grande disponibilité. Le poste implique des déplacements sur la territorialité couverte par l’association et ponctuellement sur le territoire français.
  • Des connaissances sur le secteur associatif dans le domaine de la santé et les dispositifs d’accès et de prise en soin des patients.
  • Une maîtrise des outils informatiques : internet, mailings, suite bureautique Office (Word, Excel, Powerpoint…)
  • Bon sens du relationnel et de l’adaptation, respect des usagers.

Salaire : 1600€ Brut, CDI avec une période d’essai de 2 mois renouvelable 1 fois

Chèques déjeuner/ Mutuelle/ Participation frais transport

A pourvoir dès que possible

Le premier entretien aura lieu au siège de l’association à Strasbourg

Envoi des CV et lettres de motivation à l’attention de Monsieur Frédéric Chaffraix à l’adresse suivante : emploi.lorraine@soshepatites.fr

 

Ségur de la Santé : 600 jours pour transformer l’essai

« Trop souvent à une chose la pensée est douce et l’expérience amère » Petrarque

Clap de fin pour le Ségur. Après un volet d’annonces financières, place aux annonces structurelles ! Une semaine après la signature des accords salariaux, Olivier Veran a annoncé hier trente-trois mesures pour réorganiser notre système de santé. Nous nous félicitons des annonces, et, parmi les 33, quelques-unes attirent favorablement notre attention :

• La création de 4 000 lits « à la demande » et la réduction de la part de tarification à l’activité (T2A) ;
• Les mesures concernant les inégalités territoriales de santé, notamment le renforcement des permanences d’accès aux soins de santé (PASS), le développement de 60 centres de santé et la mise en place d’une instance « stratégique des inégalités de santé » en région, comprenant des associations d’usagers ;
• Le développement d’un Service d’Accès aux Soins (S.A.S.) avec un numéro d’appel unique pour un accès rapide à un professionnel de santé par tous les patients sur tout le territoire ;
• La mutation appelée de nos voeux des CRSA qui deviendraient un véritable « parlement de la santé » en région et le renforcement de l’échelon départemental des ARS en garantissant leur autonomie et l’indépendance de leurs décisions.
• Le virage développement durable pour tous les établissements de santé ;
• L’annonce de la tenue d’un futur « Ségur de la santé publique » dès la rentrée prochaine (et la prise en compte de la santé environnementale ? à voir !)

Pour rappel France Assos Santé avait proposé aux pouvoirs publics 94 mesures sur tous les aspects. Nous avons donc été entendus sur des mesures fortes et structurantes pour réformer le système de santé, telles que l’accès aux soins, le renforcement de la santé publique ou la refonte des instances de démocratie en santé sur les territoires.

Cependant, nous sommes très attentifs sur l’application de ces annonces sur le terrain. Gérard Raymond précise : « Nous serons vigilants à ce que ce panel de 33 annonces du Ségur ne finisse pas comme les 54 mesures de la réforme ma santé 2022 : sous la pile réglementaire ! Nous, associations d’usagers, souhaitons plus que jamais être parties prenantes du déploiement de ces mesures sur le terrain, contrairement à ce qui s’est passé pendant la COVID où la démocratie en santé a été mise entre parenthèses dans bien des territoires ! ».

Notre attention porte notamment sur la place indispensable que les associations d’usagers devront prendre dans le déploiement des mesures mais aussi et surtout le calendrier de mise en oeuvre. Comment réformer structurellement notre système en 600 jours ? France Assos Santé est et sera vigilante sur la bonne exécution de la stratégie annoncée dans le temps imparti.

Contact presse : 01 53 62 94 42 – communication@france-assos-sante.org

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse de France Assos Santé datant du 22 juillet 2020, cliquez ici.

Un Parcours de soins de qualité pour les usagers ne peut pas rimer avec des soignants en souffrance !

Ségur de la santé – Mobilisation du 16 juin, SOS hépatites soutient les soignants au bénéfice des patients

Encore une grève de soignants, quoi de plus classique depuis deux ans.
Et encore cette fois, nous les malades sommes aux côtés des soignants pour dire « plus jamais ça » !
L’épidémie de COVID-19 a fait voler en éclat le fragile équilibre de la santé en France.
La santé, cette pièce à deux faces, d’un côté les malades de l’autre les soignants.
Il est hors de question de reprendre nos soins comme avant.
Nous malades ne voulons plus d’une logique comptable où la pathologie passe avant nous.
Nous malades demandons que notre intérêt prévale sur tout autre intérêt personnel ou financier.
Nous malades demandons que notre avis soit entendu et surtout écouté.
Nous malades voulons une vraie politique sanitaire de la qualité des soins plutôt que de la quantité.
Nous malades demandons une mise à plat complète du système de santé qu’il soit public ou privé, hospitalier ou libéral.
Nous malades voulons prendre part à tous les débats sanitaires dans une vraie nouvelle politique de santé citoyenne, moderne et innovante.
Nous malades sommes attachés au principe de solidarité, d’accès facilité et de gratuité des soins.
Nous malades ne souhaitons plus renoncer à nos soins faute de ressources pour les payer.
Nous malades demandons un rééquilibrage entre les soins de prévention et les soins thérapeutiques.
Nous malades demandons que l’accompagnement thérapeutique soit une règle pour tous et que l’éducationthérapeutique, en cas de maladie chronique, soit développée et nous soit proposée systématiquement.
Nous malades demandons une organisation sanitaire équivalente sur tout le territoire au plus proche de chez nous pour faciliter notre accès à la prévention et au soin.
Parce que les malades et les soignants sont les deux faces d’une même pièce qui ne peuvent se voir mais qui vont toujours ensemble et dont les futurs sont intimement liés, il ne faut pas opposer la souffrance des soignants et celle des malades. L’amélioration de l’organisation du système de soins et de la qualité des soins doit être un objectif commun.
Des malades bien soignés par des soignants non malades, mieux compris et mieux soutenus.

Contacts Presse :

Pascal MELIN, Président de la Fédération SOS hépatites et maladies du foie, pascal.melin@soshepatites.org, 07 85 62 91 69

Frédéric CHAFFRAIX, Vice-président chargé des questions sur le parcours de santé et les réseaux, fchaffraix@soshepatites.fr, 06 62 80 53 74

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Assez de rapports : des médicaments !

Nous, associations de patients et d’usagers du système de santé, appelons plus que jamais à l’adoption de mesures concrètes pour lutter contre d’intolérables pénuries de médicaments et de vaccins.

Le 27 mai, une proposition de loi visant à créer un pôle public du médicament a été vidée de sa substance lors des discussions en Commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale. Cette proposition prévoyait notamment d’assurer une production publique de médicaments et l’alimentation d’une réserve stratégique de médicaments essentiels.

À l’issue des débats, ces principales dispositions ont été remplacées par deux propositions de rapports. Cette proposition de loi, finalement retirée avant d’être discutée dans l’hémicycle, aurait pourtant mérité un débat approfondi et constructif alors que la crise sanitaire générée par le SARS-CoV-2 nous rappelle brutalement l’urgence de repenser notre modèle de production des produits de santé.

Les textes s’accumulent, les médicaments manquent toujours à l’appel

Les pénuries de médicaments et de vaccins font l’objet d’une augmentation exponentielle1, les alertes des associations et des professionnels concernant les pertes de chances engendrées pour les patients s’accumulent, les propositions, engagements et textes de loi se multiplient (mission sénatoriale en 2018, feuille de route du Ministère de la santé en 2019, loi de financement de la Sécurité sociale de 2020).

Le rapport stratégique confié à Jacques Biot par Matignon en septembre 2019 et achevé en février ne sort, quant à lui, pas de l’ombre.

Le Parlement européen s’est également emparé du dossier à l’occasion de la crise du COVID-19 et s’apprête à adopter, lui aussi, un rapport sur le sujet. Le projet, actuellement en discussion au sein de la Commission environnement et santé publique (ENVI) du Parlement, propose notamment la création d’un ou plusieurs établissements pharmaceutiques européens à but non lucratif et la mise en place d’une réserve stratégique européenne de médicaments, en miroir aux propositions du projet de loi français mort-né. Il est temps d’agir.

Perte de chance, déstabilisation de l’hôpital, Ségur de la santé

Les pénuries de médicaments et de vaccins constituent une perte de chance pour les patients mais provoquent également de graves conséquences dans la gestion des services hospitaliers. Elles nécessitent la mise en œuvre d’importantes mesures de gestion, coûteuses financièrement et humainement, qui déstabilisent les services et la prise en charge des personnes malades. Tandis que les services d’achats doivent adapter leurs marchés, les services de soins n’ont pas d’autre choix que de procéder à une priorisation des indications des produits concernés ainsi qu’à des modifications de leurs prescriptions et des protocoles de prise en charge.

Il est maintenant temps de passer des paroles aux actes, des rapports à la mise en oeuvre des textes de loi et à l’adoption de mesures concrètes. Nous demandons urgemment :
-la parution du décret prévu dans la dernière loi de financement de la Sécurité sociale imposant aux industriels la création de stocks de sécurité
-un soutien clair et franc aux propositions de création d’une production alternative et d’une réserve stratégique discutées prochainement au Parlement européen.

Contact presse : 01 53 62 94 42 – communication@france-assos-sante.org

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse de France Assos Santé datant du 11 juin 2020, cliquez ici.

France Assos Santé et le Collectif Alerte appellent à prendre des mesures d’urgence pour la santé des personnes en situation de précarité

France Assos Santé et le Collectif ALERTE font état de leurs préoccupations concernant la dégradation de la santé des personnes en situation de précarité et la multiplication des zones de non-droit. À chaque étape de la crise sanitaire du COVID-19, leurs conditions de vie, déjà difficiles, se détériorent encore davantage avec des conséquences souvent dramatiques pour leur santé. À l’aube du déconfinement, et parce que les manquements de l’État se sont accumulés, nous appelons à des mesures d’urgence pour que certaines populations ne soient pas reléguées hors du système de santé.

Des foyers de contamination perdurent et sont susceptibles d’entretenir la pandémie, a fortiori après le déconfinement !

Sans surprise et de façon intolérable, la crise sanitaire et économique a renforcé les inégalités sociales de santé et en a produit de nouvelles qu’il faut anticiper. 

Celles et ceux qui vivent sans ressources, sans logement ou mal-logés, sans papiers, exposés du fait de leurs consommations, sans accès aux besoins essentiels et aux droits fondamentaux, ceux qui devraient attendre de notre société protection et solidarité voient leurs conditions de vie se dégrader encore davantage. Les associations constatent de multiples freins dans l’accès ou le renoncement aux soins et une aggravation de l’état de santé pour nombre d’entre eux : qu’il s’agisse de pertes de chance, d’augmentation du nombre de décès – notamment dans la rue -, de malnutrition.

Une situation alarmante, souvent liée à des défaillances du service public : l’accès aux droits est difficile faute de continuité des services publics en présentiel, de capacité de ces populations à faire des démarches, notamment numériques, multipliant les points de rupture dans les parcours de santé.

Une double peine pour des personnes dont les effets du confinement sont déjà décuplés par des conditions de vie pathogènes.

Alors que les remontées de terrain s’accumulent et face au manque criant de données objectives, France Assos Santé et le collectif ALERTE font part de leurs plus vives inquiétudes quant à la dégradation de l’accès aux soins et à la santé des plus précaires ! Tandis que le déconfinement s’organise, nous appelons les pouvoirs publics à agir de toute urgence :

  • En garantissant (enfin) l’accès aux droits pour les personnes en situation de vulnérabilité sociale

L’accès aux droits et à la santé doit être simplifié et amélioré, quel que soit le statut administratif des personnes, notamment en maintenant les facilités mises en place pendant la crise du COVID-19 (demandes d’asile, Aide Médicale d’Etat, Complémentaire Santé Solidaire, Puma etc..), et en accélérant le traitement des dossiers. Il est également indispensable de revenir sur les mesures prises fin 2019, visant à restreindre l’accès à l’AME et l’accès à la PUMA des demandeurs d’asile. Elles ne sont pas compatibles avec les impératifs de santé publique, soulignés aujourd’hui par la crise sanitaire.

Les personnes doivent pouvoir bénéficier d’un plan global de soutien financier et d’un recours facilité aux équipes de soins et de suivi.

Enfin, une plateforme médico-sociale doit être mise en place afin de leur proposer un dépistage, les informer sur leurs droits, les aider dans leurs démarches, centraliser les dossiers. La médiation en santé doit être développée pour y contribuer.

  • En instaurant une stratégie globale et massive de dépistage en direction des personnes en situation de précarité et vulnérabilité, et pas seulement auprès de celles qui ont été mises à l’abri ou hébergées en centres collectifs, et en mettant à leur disposition des masques gratuitement
  • En reconnaissant le rôle des associations qui pallient les manquements de l’Etat

La reconnaissance du rôle majeur des associations dans la gestion de la crise auprès de ces publics vulnérables impose la consultation systématique de celles-ci lors des prises de décision. Il faut faciliter et soutenir leurs actions, en accordant les financements nécessaires afin qu’elles puissent accompagner, faire le lien, « aller vers », assurer une information adaptée, indispensable à un déconfinement progressif. Pour les collectivités territoriales et l’État, il est urgent de capitaliser les expériences associatives afin de construire un plan de prévention en amont de toute crise (construire et assurer la mise en œuvre des réponses aux besoins fondamentaux).

  • En mettant un terme à toutes les formes de discriminations liées à la situation de crise

La prise en charge de la santé des individus sur notre sol en ces temps de pandémie doit éthiquement être égalitaire, non discriminante, retrouvant les principes de notre humanité première.

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 5 mai 2020, cliquez ici.