Recommandation pour proches aidants des personnes âgées en perte d’autonomie, en situation de handicap ou malades chroniques

Cette fiche, publiée par le Ministère Chargé de l’Autonomie et le Secrétariat d’État chargé des personnes handicapées, présente la conduite à tenir et les bonnes habitudes à adopter dans le cadre de l’épidémie de COVID 19 pour les proches aidants des personnes âgées en perte d’autonomie, en situation de handicap ou malades chronique : fiche_PROCHES_AIDANTS_

COVID-19 et grippe saisonnière

France Assos Santé demande que soit rétablie en urgence l’obligation vaccinale antigrippale* de tous les professionnels de santé au contact des patients et usagers.

Chaque année le virus de la grippe saisonnière sévit dès le début de l’automne jusqu’au printemps et provoque entre 8 et 15 000 décès prématurés. Sans vaccin, la même épidémie aurait été responsable d’au moins 20 à 30 000 morts.

Cette année et l’année prochaine, la poursuite de l’épidémie de COVID-19, et les risques de rebonds successifs, peuvent provoquer la saturation des capacités d’hospitalisation en réanimation et accroitre encore les pressions sur les soins primaires et les services d’urgence.

Dans ce contexte, France Assos Santé soutient une politique vaccinale antigrippale ferme et sans ambiguïté afin d’affronter l’épidémie grippale 2020-2021 et le risque majeur de « cumul » avec la COVID-19.

En l’absence d’une couverture vaccinale suffisante, de nombreux patients présentant des formes graves de la grippe risquent de ne plus trouver de place dans les hôpitaux. Or la vaccination anti grippale a fait ses preuves et son bilan bénéfice-risque lui est favorable.

La mise en place urgente d’une forte campagne de vaccination en direction de toute la population, en particulier des plus fragiles et des plus exposés, est nécessaire, mais ne suffira pas.

France Assos Santé demande que soit rétablie en urgence l’obligation vaccinale antigrippale de tous les professionnels du système de santé, du secteur médico-social, et son élargissement à tous les professionnels prenant en charge un soutien à domicile des personnes âgées ou en situation de handicap.

Dans ce contexte, France Assos Sante demande par ailleurs la prise en charge à 100% par l’Assurance maladie du vaccin contre la grippe pour l’ensemble de la population.

France Assos Santé alerte sur la gravité de la situation et sur les conséquences catastrophiques éventuelles d’une vaccination antigrippale insuffisante sur l’ensemble de la population confrontée aujourd’hui à l’épidémie de COVID-19.

On ne pourra pas dire que l’on ne savait pas !

Contact presse : 01 40 56 98 80 – communication@france-assos-sante.org

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 25 septembre 2020, cliquez ici.


*Suspendue en 2006 par décret (n° 2006-1260 du 14 octobre 2006)

Pénuries de médicaments et de vaccins : pas de stocks en vue

France Assos Santé et ses associations membres, historiquement mobilisées contre les pénuries de médicaments et de vaccins, s’inquiètent de la mise en oeuvre effective des mesures pourtant votées par la représentation nationale en décembre 2019. Nous demandons que le décret obligeant les industriels à constituer un stock de sécurité de médicaments soit rapidement publié, conformément à la loi votée par les parlementaires en décembre 2019.

Janvier 2019 : France Assos Santé publiait les résultats d’une enquête exclusive réalisée par l’institut BVA auprès d’un échantillon de 955 personnes représentatif de la population française qui pointaient les difficultés récurrentes d’accès à certains vaccins et médicaments pour des millions de Français et leurs conséquences directes sur leur santé et leur qualité de vie.

En septembre 2019, nous avions salué les mesures de lutte contre les pénuries annoncées par le Premier ministre qui témoignaient d’une prise de conscience manifeste du gouvernement quant à l’ampleur du problème.

En décembre 2019, un ensemble de mesures était voté par la représentation nationale dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale. Ces mesures avaient fait l’objet d’un article spécifique voté à l’unanimité à l’Assemblée nationale, au cours d’un scrutin public.

Septembre 2020 : un an après les premières annonces et alors que les difficultés d’approvisionnement en produits de santé invitaient à accélérer le pas, les principales mesures ne sont toujours pas mises en oeuvre.

Parmi celles-ci, l’obligation pour les industriels de créer un stock de sécurité constituait pourtant une avancée notable, demandée historiquement par le secteur associatif.

Qu’attend-t–on ? Du courage politique

Le décret nécessaire à la mise en œuvre du dispositif est actuellement en attente : l’industrie pharmaceutique met aujourd’hui tout en œuvre pour en diminuer la portée.

Devant l’ampleur inégalée des pénuries de médicaments, nous considérons :

  • Que le décret permettant la constitution de stocks de sécurité de médicaments et de vaccins doit être publié sans attendre.
  • Que le dispositif prévu par la loi constituait déjà le fruit d’un compromis en précisant que ces stocks ne pouvaient excéder quatre mois de couverture des besoins.

La demande des associations doit être entendue, à savoir l’obligation pour les industriels de constituer des stocks de sécurité correspondant à :

– 4 mois de couverture des besoins pour les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur mentionné à l’article L5111-4 du code de la santé publique ;

– au moins 2 mois de couverture des besoins pour tout autre médicament.


Plus largement, nous considérons que les mesures annoncées par le premier Ministre, votées par la représentation nationale et attendues par nos concitoyens doivent être mises en œuvre en conservant toute leur portée et tout leur sens.

Contact presse : 01 40 56 98 80 – communication@france-assos-sante.org

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 8 septembre 2020, cliquez ici.

France Assos Santé et le Collectif Alerte appellent à prendre des mesures d’urgence pour la santé des personnes en situation de précarité

France Assos Santé et le Collectif ALERTE font état de leurs préoccupations concernant la dégradation de la santé des personnes en situation de précarité et la multiplication des zones de non-droit. À chaque étape de la crise sanitaire du COVID-19, leurs conditions de vie, déjà difficiles, se détériorent encore davantage avec des conséquences souvent dramatiques pour leur santé. À l’aube du déconfinement, et parce que les manquements de l’État se sont accumulés, nous appelons à des mesures d’urgence pour que certaines populations ne soient pas reléguées hors du système de santé.

Des foyers de contamination perdurent et sont susceptibles d’entretenir la pandémie, a fortiori après le déconfinement !

Sans surprise et de façon intolérable, la crise sanitaire et économique a renforcé les inégalités sociales de santé et en a produit de nouvelles qu’il faut anticiper. 

Celles et ceux qui vivent sans ressources, sans logement ou mal-logés, sans papiers, exposés du fait de leurs consommations, sans accès aux besoins essentiels et aux droits fondamentaux, ceux qui devraient attendre de notre société protection et solidarité voient leurs conditions de vie se dégrader encore davantage. Les associations constatent de multiples freins dans l’accès ou le renoncement aux soins et une aggravation de l’état de santé pour nombre d’entre eux : qu’il s’agisse de pertes de chance, d’augmentation du nombre de décès – notamment dans la rue -, de malnutrition.

Une situation alarmante, souvent liée à des défaillances du service public : l’accès aux droits est difficile faute de continuité des services publics en présentiel, de capacité de ces populations à faire des démarches, notamment numériques, multipliant les points de rupture dans les parcours de santé.

Une double peine pour des personnes dont les effets du confinement sont déjà décuplés par des conditions de vie pathogènes.

Alors que les remontées de terrain s’accumulent et face au manque criant de données objectives, France Assos Santé et le collectif ALERTE font part de leurs plus vives inquiétudes quant à la dégradation de l’accès aux soins et à la santé des plus précaires ! Tandis que le déconfinement s’organise, nous appelons les pouvoirs publics à agir de toute urgence :

  • En garantissant (enfin) l’accès aux droits pour les personnes en situation de vulnérabilité sociale

L’accès aux droits et à la santé doit être simplifié et amélioré, quel que soit le statut administratif des personnes, notamment en maintenant les facilités mises en place pendant la crise du COVID-19 (demandes d’asile, Aide Médicale d’Etat, Complémentaire Santé Solidaire, Puma etc..), et en accélérant le traitement des dossiers. Il est également indispensable de revenir sur les mesures prises fin 2019, visant à restreindre l’accès à l’AME et l’accès à la PUMA des demandeurs d’asile. Elles ne sont pas compatibles avec les impératifs de santé publique, soulignés aujourd’hui par la crise sanitaire.

Les personnes doivent pouvoir bénéficier d’un plan global de soutien financier et d’un recours facilité aux équipes de soins et de suivi.

Enfin, une plateforme médico-sociale doit être mise en place afin de leur proposer un dépistage, les informer sur leurs droits, les aider dans leurs démarches, centraliser les dossiers. La médiation en santé doit être développée pour y contribuer.

  • En instaurant une stratégie globale et massive de dépistage en direction des personnes en situation de précarité et vulnérabilité, et pas seulement auprès de celles qui ont été mises à l’abri ou hébergées en centres collectifs, et en mettant à leur disposition des masques gratuitement
  • En reconnaissant le rôle des associations qui pallient les manquements de l’Etat

La reconnaissance du rôle majeur des associations dans la gestion de la crise auprès de ces publics vulnérables impose la consultation systématique de celles-ci lors des prises de décision. Il faut faciliter et soutenir leurs actions, en accordant les financements nécessaires afin qu’elles puissent accompagner, faire le lien, « aller vers », assurer une information adaptée, indispensable à un déconfinement progressif. Pour les collectivités territoriales et l’État, il est urgent de capitaliser les expériences associatives afin de construire un plan de prévention en amont de toute crise (construire et assurer la mise en œuvre des réponses aux besoins fondamentaux).

  • En mettant un terme à toutes les formes de discriminations liées à la situation de crise

La prise en charge de la santé des individus sur notre sol en ces temps de pandémie doit éthiquement être égalitaire, non discriminante, retrouvant les principes de notre humanité première.

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 5 mai 2020, cliquez ici.