Rencontres “Co-Vivre l’après”

Rencontres « Co-vivre l’après », elles se poursuivent ! 

Vous avez été infecté.e par le COVID ?

Cela reste une épreuve ?

Vous aimeriez échanger avec d’autres personnes qui partagent le même vécu, les mêmes préoccupations ?

Nous vous invitons à participer à l’une des rencontres organisées sur la région Grand Est sur le « Vivre Après ».

Des rencontres « Co-Vivre l’après » à quoi ça sert ?

L’objectif de ces rencontres est de créer un espace bienveillant d’échanges entre personnes ayant été infectées par la COVID-19 sur leur vécu, leur ressenti et les difficultés qu’elles rencontrent plusieurs semaines, voire mois après l’infection.

La compréhension mutuelle des préoccupations de chacune et chacun, la liberté de s’exprimer sur son ressenti sans jugement des autres, le partage de trucs et astuces entre personnes concernées : voici quelques ambitions de ces rencontres. Nous espérons que vous y trouverez une entraide bénéfique pour réussir à mieux « vivre l’après ». 

Qui organise ces rencontres ?

Ces rencontres sont animées par des bénévoles d’associations de patients qui n’auront pas vocation de répondre à

d’éventuelles questions médicales mais sauront guider les échanges pour les rendre les plus constructifs possibles entre vous.

La confidentialité et le respect de la parole des un.e.s et des autres seront garantis.

Les sujets et les thèmes abordés ensemble feront l’objet d’un compte-rendu anonymisé et contribueront à une remontée de vos difficultés et de vos éventuels besoins auprès des associations de patients, des soignants et aussi des institutions de santé.

Comment participer ?

Ces rencontres sont organisées sur l’ensemble des départements de la région Grand Est.

En raison du contexte sanitaire,  ces rencontres se déroulent  sous forme de visio-conférences. Ces rencontres « à distance » seront remplacées par des rencontres en présentiel dans des lieux adaptés dès que cela sera possible.

Pour vous inscrire à l’une des prochaines rencontres :  

Rendez-vous ici !

Et/ou nous contacter par mail: covivre@france-assos-sante.org

Nouvelles dates :

 – 22 mars de 18h à 20h

 – 24 mars de 12h à 16h

 – 29 mars de 18h à 20h

 – 12 avril de 18h à 20h

 – 19 avril de 18h à20h

Communiqué de presse France Assos Santé du 26 février 2021

Tous vaccinés avant la fin de l’été ? Oui, c’est possible si on s’en donne les moyens !

Après un démarrage laborieux puis l’espoir de voir la campagne de vaccination enfin prendre son essor, les résultats sont aujourd’hui décevants.

France Assos Santé alerte sur de nombreux dysfonctionnements :

– Impossibilité de prendre des rendez-vous en ligne ou par téléphone et, dans de nombreux sites, de s’inscrire sur une liste d’attente
– Absence de visibilité sur l’ouverture des plages de rendez-vous alors que des doses sont livrées chaque semaine
– Insuffisance de doses disponibles alors que la France a reçu 8 Millions de doses depuis décembre dernier et que seules 4 Millions d’injections ont été réalisées à ce jour.

France Assos Santé déplore que les pouvoirs publics n’aient pas saisi l’opportunité de décaler le délai d’administration de la deuxième dose, comme le recommandait la Haute Autorité de Santé, afin de primo vacciner un plus grand nombre de personnes à risque rapidement. Aujourd’hui, seuls 21% de la classe d’âge des plus de 75 ans (hors EHPAD) est vaccinée alors que cette population est prioritaire en raison de sa fragilité, et la plus susceptible de développer une forme grave de la maladie.

Par ailleurs, pourquoi les personnes âgées de 65 ans à 75 ans sont-elles les grandes oubliées de la campagne ? Beaucoup d’entre-elles souhaitent se faire vacciner, notamment en raison de comorbidités. Des perspectives doivent leur être données au plus vite.

Parmi les avancées constatées récemment, France Assos Santé se réjouit de voir les médecins généralistes et les pharmaciens rejoindre les forces vives de vaccination pour en accélérer le rythme. De même, l’ouverture de la vaccination en entreprise par l’intermédiaire de la médecine du travail va permettre à de nombreux actifs éligibles de se faire vacciner.

Pour autant, France Assos Santé rappelle qu’il est impératif d’aller vers certaines populations pour leur permettre d’accéder à la vaccination :
– Les personnes âgées dépendantes vivant chez elles et les personnes atteintes de handicap qui ne peuvent pas se déplacer. Nous demandons à nouveau que les infirmier(e)s soient autorisé(e)s au plus vite à vacciner à domicile.
– Les personnes en situation de précarité et/ou éloignées du numérique qui n’ont pas accès aux technologies pour prendre rendez-vous. Il est indispensable de mettre en place des accompagnements appropriés.

France Assos Santé demande une amélioration rapide des conditions de mise oeuvre de la campagne de vaccination pour assurer au plus vite la protection de toutes les personnes à risque et progressivement de l’ensemble de la population.

Contact presse : Sophie BANCET – 06 18 13 66 95 – communication@france-assos-sante.org

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 26 février 2021, cliquez ici.

Communiqué de presse France Assos Santé du 18 janvier 2021

La campagne de vaccination anti-Covid change de braquet : les représentants des usagers parties prenantes de cette montée en puissance

Après le brouillon, la copie pour de bon ? La campagne de vaccination contre la Covid-19 semble en tout cas s’être mise en ordre de marche. Un coup d’accélérateur bienvenu, dans un contexte de reprise de l’épidémie et de circulation de variants plus contagieux encore. Et surtout, une nouvelle stratégie plus simple et plus juste.

Outre les plus de 75 ans, tous les patients considérés « à haut risque » peuvent désormais se faire vacciner, quel que soit leur âge. C’était notre demande : France Assos Santé prend acte de cet élargissement aux personnes les plus fragiles.

Ces 850 000 personnes prioritaires ne représentent pas tous les patients chroniques. Un choix a été fait, sur des bases scientifiques. Nous l’estimons raisonnable, et responsable en prévision du calendrier d’approvisionnement et des risques de pénurie de doses notamment au vu des attentes des Français, de plus en plus nombreux à choisir la vaccination.

Pour faire face à ce nouvel afflux de candidats à la vaccination, la logistique a été amplifiée : ouverture de près de 700 centres de vaccination sur tout le territoire et des unités mobiles en renfort pour toucher les personnes isolées. France Assos Santé demande à nouveau que les infirmiers et pharmaciens participent à ce déploiement. Il faut mobiliser toutes les forces vives pour favoriser une couverture vaccinale le plus large possible.

Mais la réussite de cette campagne de vaccination passe aussi par la nécessaire vigilance de nos équipes sur le terrain : des centaines de représentants d’usagers dans toutes les régions, prêts à accompagner, faciliter, signaler, le cas échéant, les difficultés liées à la mise en oeuvre et au bon fonctionnement de l’ensemble de ces dispositifs.

Acteurs, et pas seulement spectateurs, dans un seul but : gagner ensemble la bataille engagée contre la Covid-19. C’est non seulement notre rôle, mais également notre responsabilité d’y contribuer.

Comme il est de notre responsabilité, à tous, vaccinés ou pas, de continuer à respecter les gestes barrières.

Contact presse : Sophie BANCET – 06 18 13 66 95 – communication@france-assos-sante.org

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 18 janvier 2021, cliquez ici.

Communiqué de presse France Assos Santé du 16 décembre 2020

Sondage Viavoice France Assos Santé COVID-19 : Les patients expriment leur détresse face aux difficultés d’accès aux soins en période de crise sanitaire

Déprogrammation des soins ou renoncement, prise en charge dégradée des personnes âgées à l’hôpital, isolement des résidents en EHPAD… De nombreuses associations de patients et d’usagers de santé ont recueilli des témoignages inquiétants depuis mars 2020. France Assos Santé a voulu mesurer ce qui s’est passé en matière d’organisation des soins pendant les deux vagues de COVID-19. Nous livrons aujourd’hui les résultats accablants d’un sondage réalisé par l’Institut Viavoice pour France Assos Santé fin novembre 2020.*

La triple peine : annulation de soins, absence de perspectives et aggravation de l’état de santé.

Près de la moitié des Français (47%) ont eu des soins annulés et/ou reportés depuis le début de la crise sanitaire Covid-19. Ces annulations /reports ont pour origine les organisations soignantes (36%) ou les patients eux- même (25%). Mais des statistiques encore plus préoccupantes sont constatées quand la déprogrammation est d’origine soignante :

  •  Pour plus de la moitié d’entre eux (56 %), aucune solution alternative n’a été proposée
  • Un tiers des personnes ayant été déprogrammées n’a pas reçu d’information concernant la reprogrammation d’un rendez-vous (35 %)
  • 64 % des personnes n’ont pas reçu des informations concernant l’impact de la déprogrammation sur leur santé

On peut aisément parler ici de triple peine : celle de l’annulation en elle-même, celle de l’absence d’informations et de perspectives concernant sa maladie / son évolution. Et, pire, celle des conséquences directes pour les patients déprogrammés : 24 % d’entre eux déclarent une aggravation des symptômes et une dégradation de l’état de santé, 23% déplorent que des examens importants n’ont pas été réalisés et 11 % ont un sentiment de déprime et d’anxiété accru.

Conséquence, parmi ceux qui ont subi une déprogrammation ou qui ont renoncé aux soins, 29% voient leur confiance dans le système de santé se dégrader.

 

Désarroi des proches et des aidants des résidents d’EHPAD en période de crise sanitaire

Si nous saluons l’indéfectible investissement des équipes de soins et d’accompagnement des résidents, nous constatons les failles de notre système de santé, et plus particulièrement de la prise en charge de nos ainés. Nous concentrerons notre propos ici sur le désarroi des proches / aidants des résidents d’EHPAD.

Deux chiffres parlent d’eux-mêmes : 92% des proches aidants/résidants déclarent que leur proche a souffert de l’isolement lors du premier confinement et 59% pensent que leur proche n’a pas été prise en charge de la même manière que les autres malades du Covid-19, également lors du premier confinement.

S’ajoute à cela une forme d’âgisme, bien connu des acteurs du médico-social, qui s’exprime par les constats suivants :

  • 57% des proches aidants de résidents ayant eu des symptômes/une pathologie nécessitant des soins extérieurs à l’EHPAD déclarent que l’âge a nui à la qualité de la prise en charge de leur proche
  • 47% des proches aidants de résidents ayant eu des symptômes/une pathologie nécessitant des soins extérieurs à l’EHPAD déclarent avoir sentiment que leur proche n’a pas été prioritaire lors de l’admission et pendant les soins.

En juin 2000 l’OMS clamait : « l’analyse [des systèmes de santé dans le monde] conclut que la France fournit les meilleurs soins de santé généraux ». La crise COVID-19 met en lumière les failles que notre système sanitaire a accumulé depuis deux décennies.
Fort de ces constats documentés et chiffrés, France Assos Santé demande la remise à plat de l’organisation sanitaire en post-crise : organisation des déprogrammations et des reports, d’actes de soins, accompagnement vers la reprise des soins, prise en compte des retards de soins.
France Assos Santé réclame également un accompagnement digne de nos ainés en EHPAD, notamment une amélioration urgente du niveau de prise en charge médicalisée (par exemple oxygénothérapie, développement de la télémedecine).
Télécharger le rapport complet ici

Contact presse : Sophie BANCET – 06 18 13 66 95 – communication@france-assos-sante.org
_________________________________________________________________* Sondage Viavoice pour France Assos Santé, réalisé en ligne entre le 23 et le 30 novembre 2020 auprès d’un échantillon de 2 000 personnes, représentatif de la population française de 18 ans et plus.

Communiqué de presse France Assos Santé du 14 décembre 2020

Vaccination contre la Covid-19 : Les plus de 65 ans et les personnes atteintes de maladies chroniques disent majoritairement oui !

En prévision de la première phase de vaccination contre le virus Sars-Cov-2, qui commencera début 2021, en France, et concernera les populations les plus vulnérables, France Assos Santé prend la mesure du défi qui nous attend. Ces vaccins constituent indiscutablement une lueur d’espoir. Deux vaccins disponibles en janvier, moins d’un an après le début de l’épidémie : la performance mérite d’être saluée. Et derrière elle, l’engagement de tous ceux, scientifiques, industriels, pouvoirs publics, mais aussi volontaires pour tester les vaccins candidats, qui se sont mobilisés pour faire face à l’urgence sanitaire.

Dans un contexte de défiance vis-à-vis des vaccins, 63 % des personnes de 65 ans et plus, et 53 % des patients atteints de maladie chronique, se déclarent prêts à se faire vacciner. C’est ce que révèle un sondage de l’Institut Viavoice, réalisé fin novembre pour France Assos Santé*.

Des interrogations demeurent, des inquiétudes s’expriment, toutes légitimes, mais France Assos Santé voit dans ces deux chiffres un score encourageant, et surtout susceptible d’évoluer.

Se faire vacciner est bien sûr une décision individuelle. Mais se faire vacciner est aussi un acte altruiste : en se protégeant, on protège les autres. Sans cette dimension collective, pas d’immunité à grande échelle, pas de place dans nos hôpitaux pour les personnes atteintes d’un cancer ou en attente d’une greffe, pas de sérénité pour les plus âgés d’entre nous, et pas de retour à une vie normale avant longtemps.

Mais l’adhésion ne peut se gagner qu’à une condition, indispensable : la confiance issue d’une information loyale, honnête et actualisée. De l’injection aux éventuelles réactions, voire effets indésirables, France Assos Santé réclame la plus grande transparence. Toutes les données susceptibles de permettre à chacun un choix éclairé doivent être régulièrement communiquées, disponibles, accessibles. Pas d’efficacité, aussi haute soit-elle annoncée, sans une sécurité optimale. Urgence ou pas, la balance favorable bénéfice/risque reste l’alpha et l’oméga.

Chacun prendra sa décision en connaissance de cause.

 

Contact presse : Sophie BANCET – 06 18 13 66 95 – communication@france-assos-sante.org

 

A regarder en complément : France Assos Santé a organisé, le 10 décembre 2020, un webinaire autour des enjeux de la vaccination anti-Covid-19, avec quatre spécialistes des vaccins et de santé publique. Ce webinaire est disponible en replay sur www.france-assos-sante.org.


*Sondage Viavoice pour France Assos Santé, réalisé en ligne entre le 23 et le 30 novembre 2020 auprès d’un échantillon de 2 000 personnes, représentatif de la population française de 18 ans et plus.

 

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 14 décembre 2020, cliquez ici.

1er décembre 2020 : Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA

Aujourd’hui nous célébrons la Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA.

En cette année un peu particulière, nous ne pouvons malheureusement pas nous rassembler comme prévu sur la Place du Marché à Mulhouse, avec la Ville de Mulhouse, les associations Argile, AIDES, Le Planning Familial 68, l’UHA et vous tous et toutes !

Malgré tout, la lutte contre le VIH/SIDA, les hépatites virales et toutes les infections sexuellement transmissibles continue, alors restons mobilisés ! Informez-vous, protégez-vous et dépistez-vous ! 💪💪

N’hésitez pas à contacter les CeGIDD afin de faire un dépistage anonyme et gratuit des IST (Infections Sexuellement Transmissibles) !

 

Communiqué de presse France Assos Santé Grand Est du 1er décembre 2020 : Lancement des rencontres  » Co-vivre l’après »

Lancement des rencontres "Co-vivre l'après"

France Assos Santé Grand Est, l’organe de référence dans la région pour représenter les droits et les intérêts des usagers du système de santé, met en place des rencontres « co-vivre l’après ».

  • En effet, nous avons conscience qu’être victime de la COVID-19 n’est pas toujours sans laisser de traces. La peur, la colère, la culpabilité, la difficulté à passer à autre chose sont autant de manifestations possibles de mal être qui pourraient être atténuées grâce au partage de vécus avec d’autre personnes concernées.
  • De plus, la voix des personnes touchées par la COVID-19 a peu de place dans les prises de paroles médiatiques. C’est pourquoi, lors de ces groupes de paroles l’ensemble des difficultés, besoins et attentes exprimés seront collectés de manière anonymisée puis partagés avec les autorités compétentes.

Des rencontres « Co-Vivre l’après », à quoi ça sert ?

L’objectif de ces rencontres est de créer un espace bienveillant d’échanges entre personnes ayant été infectées par la COVID-19 sur leur vécu, leur ressenti et les difficultés qu’elles rencontrent depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois après l’infection.

Comment se passent-elles ?

Ces rencontres sont animées par des bénévoles d’associations de patients qui n’auront pas vocation de répondre à d’éventuelles questions médicales mais sauront guider les échanges pour les rendre les plus constructifs possibles entre les participants.

La confidentialité et le respect de la parole de chacune et chacun et des autres seront garantis.

Des rencontres « Co-Vivre l’après », Comment participer ?

Ces rencontres sont organisées sur l’ensemble des départements de la région Grand Est.

En raison du confinement, le démarrage de ces rencontres est prévu sous forme de visio-conférences.

Ces rencontres « à distance » seront remplacées par des rencontres dans des lieux adaptés dans un second temps.

 

Pour s’inscrire à l’une des prochaines rencontres : RENDEZ-VOUS ICI

Mieux nous connaitre : https://grand-est.france-assos-sante.org/

 

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 1er décembre 2020, cliquez ici.

 

Communiqué de presse France Assos Santé du 30 novembre 2020 «Vivre-Covid19» cherche participants pour une étude d’impact de la crise sanitaire

Communiqué de presse France Assos Santé du 30 novembre 2020 «Vivre-Covid19» Cherche participants pour une étude d'impact de la crise sanitaire

Personnes malades chroniques, personnes en situation de handicap, aidants :
comment vivent-ils pendant la crise de la Covid-19 ?

Assouplissement du confinement, 3ème vague, reconfinement, vaccin, les incertitudes demeurent, mais une chose est sûre : le coronavirus a fait basculer le mode de vie de tous les Français pour longtemps. Une réalité encore plus aigüe pour certaines populations, plus exposées au virus et à ses conséquences.

France Assos Santé lance aujourd'hui son appel à participer à l'étude Vivre-Covid19 pour mesurer sur deux ans la prise en charge et le ressenti des usagers du système de santé – avec un focus particulier sur les personnes malades chroniques ou en situation de handicap, et les aidants pendant cette crise sanitaire vouée à durer.

Une étude unique en son genre pour une crise sanitaire durable

Discontinuité des soins auprès de la médecine de ville, déprogrammation d'interventions à l'hôpital, la crise du Sars-CoV-2 met à mal le système de santé. Quelles répercussions a-t-elle sur la santé et l'état psychique des Français ? Il est essentiel d'y répondre pour faire face à la situation à l'avenir.

France Assos Santé, organisation de référence pour représenter les patients et les usagers du système de santé, recherche 10.000 participants à une vaste étude longitudinale observationnelle, Vivre-Covid19. Ouverte à la fois aux personnes malades et bien portantes, l'étude renforcera la phase pilote menée depuis mai 2020 sur une cohorte de 2.000 personnes.

Sa vocation est de mesurer sur deux ans (mai 2020 - mai 2022) le ressenti de l’ensemble des usagers du système de santé, dont les personnes malades chroniques, les personnes en situation de handicap et leurs aidants, et d'apporter de la connaissance sur leur ressenti (anxiété, résilience), leur prise en charge médicale et leur mode de vie pendant cette crise au long cours. Les premiers résultats seront délivrés en mai 2021, les résultats définitifs en novembre 2022.

Faire entendre sa voix et alerter

Faire entendre la voix de tous les usagers de santé, faire connaître les problématiques liées à des pathologies, mais aussi éclairer les associations et les pouvoirs publics sur les impacts psychologiques à long terme de la pandémie et nourrir les débats sur l'avenir du système de soins : ce sont autant de bonnes raisons, pour les participants, de s'engager dans cette étude.

Résultats préliminaires : une prise en charge dégradée et un niveau d'anxiété inquiétant

La phase pilote de l'étude dévoile une dégradation claire de la prise en charge des personnes malades.

Sur les 2.000 répondants, 993 atteints d’une pathologie chronique devaient avoir une consultation ou un examen concernant leur pathologie au cours des 30 derniers jours. Parmi eux

  • 38,5% ont eu leur rendez-vous normalement,
  • 61,5% ont eu leur rendez-vous reporté : 28,6% reporté avec une nouvelle date et 32,9% sans nouvelle date fixée.

On note aussi, chez l'ensemble des participants, une augmentation des craintes d'attraper la Covid-19 et d'être mal ou pas soignés. La phase pilote détecte un niveau très élevé d'anxiété, près de 4 personnes sur 5 ressentant une anxiété modérée ou sévère

  • Seuls 21,1% des 2.000 participants n'étaient pas ou étaient peu anxieux : 4,7% pas anxieux et 16,4% avec une anxiété légère,
  • tandis que 78,9% ressentaient de l'anxiété : 33,8% modérée et 45,1% une anxiété sévère.

Résultats du 12 novembre 2020

A propos - France Assos Santé

France Assos Santé est un collectif qui regroupe 85 associations nationales* pour la défense des droits des intérêts des patients et des usagers du système de santé. Notre volonté est ainsi de permettre que s’exprime leur vision sur les problématiques de santé qui les concernent. Cela passe par la représentation des usagers auprès des pouvoirs publics, la formation des représentants des usagers, la garantie du bon fonctionnement et l’équité du système de santé et l’information du grand public.

Forte de sa dimension inter-associative, France Assos Santé dispose d’une représentation dans les régions via ses 18 délégations territoriales. Elle est également à l’origine de la création de la ligne téléphonique « Santé Info Droits », qui a reçu près de 10.000 appels en 2019, et du magazine « 66 Millions d’Impatients ».

*Voir la liste des associations ci-dessous

La campagne :

Web :https://www.vivre-covid19.fr/
Twitter : @Fr_Assos_Sante
Facebook : FranceAssosSante
Hashtag : #jeparticipe-vivre-covid

Contacts presse :

  • Xavière Bourbonnaud
    06 67 05 75 79 - bxaviere@wanadoo.fr
  • France Assos Santé - Sophie Bancet
    communication@france-assos-sante.org

Les associations membres de France Assos Santé :

- AAAVAM (Association d’aide aux victimes d’accidents et maladies liés aux médicaments)
- ACTIONS TRAITEMENTS
- ADDICTIONS ALCOOL VIE LIBRE (Mouvement de buveurs guéris, d’abstinents volontaires et de leurs familles)
- ADMD (Association pour le droit de mourir dans la dignité)
- ADVOCACY FRANCE (Association d’usagers en santé mentale, médico-sociale et sociale)
- AFA (Association François Aupetit maladies inflammatoires chroniques intestinales (MICI), maladie de Crohn et recto-colite hémorragique)
- AFDE (Association française des dysplasies ectodermiques)
- AFDOC (Association française des malades et opérés cardiovasculaires)
- AFGS (Association Française Goujerot-Sjoren)
- AFH (Association française des hémophiles)
- AFM TÉLÉTHON (Association française contre les myopathies)
- AFSA (Association française du syndrome d’Angelman)
- AFSEP (Association française des sclérosés en plaques)
- AFVD (Association francophone pour vaincre les douleurs)
- AIDES (Association de lutte contre le sida)
- AFPRIC (Association française des polyarthritiques et des rhumatismes inflammatoires chroniques)
- AFVS (Association des familles victimes du saturnisme)- AINP (Association d’information sur la névralgie pudentale)
- ALCOOL ÉCOUTE JOIES ET SANTÉ
- ALLIANCE DU COEUR (Union nationale des fédérations et associations de malades cardiovasculaires)
- AMADYS (Association des malades atteints de dystonie)
- AMALYSTE (Syndrome de Lyell et de Stevebs-Johnson)
- A.M.I NATIONALE (Association nationale de défense des malades, invalides et handicapés)
- AMIS DE LA SANTÉ (Association de prévention et de lutte contre les addictions et plus spécifiquement l’alcoolisme)
- AMR (Alliance maladies rares)
- ANDAR (Association nationale de défense contre l’arthrite rhumatoïde)
- APF (Association des paralysés de France)
- ARGOS 2001 (Aide et soutien pour bipolaire)
- ARSLA (Association pour la recherche sur la sclérose latérale amyotrophique)
- ASBH (Association nationale spina bifida et handicaps associés)
- ASF (Association des sclérodermiques de France)
- ASFC (Association française du syndrome de fatigue chronique)
- AUTISME FRANCE (Coordination d’associations sur l’autisme en France)
- AVIAM (Association d’aide aux victimes d’accidents médicaux)
- CADUS (Conseil aide et défense des usagers de la santé)
- CLCV (Association Consommation logement et cadre de vie)
- CNAFAL (Conseil national des associations familiales laïques)
- CNAFC (Confédération nationale des associations familiales catholiques)
- CNAO (Collectif national des associations d’obèses)
- CROIX BLEUE (Association d’aide aux personnes en difficultés avec l’alcool)
- EFAPPE ÉPILEPSIE (Fédération d’associations en faveur de personnes handicapées par des épilepsies sévères)
- ÉPILEPSIE FRANCE
- E3M (Association entraide aux malades de myofasciite à macrophages)
- FAMILLES DE FRANCE
- FAMILLES RURALES
- FÉDÉRATION ALCOOL ASSISTANCE
- FFAAIR (Fédération française des associations et amicales de malades insuffisants ou handicapés respiratoires)
- FFCM (Fédération française des curistes médicalisés)
- FFD (Fédération française des diabétiques)
- FIBROMYALGIE FRANCE (Association contre la douleur chronique)
- FIBROMYALGIE SOS
- FNAPSY (Fédération nationale des patients en psychiatrie)
- FRANCE REIN
- FNAR (Fédération Nationale des Associations de Retraités)
- FNATH (Association des accidentés de la vie)
- FRANCE ALZHEIMER
- FGCP (France Greffes Coeur Poumons)
- FRANCE PARKINSON
- GÉNÉRATIONS MOUVEMENT
- JALMALV (Jusqu’à la mort accompagner la vie)
- LA CSF (La Confédération syndicale des familles)
- LE LIEN (Association de défense des victimes d’accidents médicaux)
- LNCC (Ligue nationale contre le cancer)
- MARFANS
- PETITS FRÈRES DES PAUVRES
- PLANNING FAMILIAL
- PRIARTEM (Pour rassembler informer et agir sur les risques liés aux technologies électromagnétiques)
- RENALOO (Insuffisance rénale, dialyse, greffe du rein)
- RÉSEAU ENVIRONNEMENT SANTÉ
- RÉSEAU DES FRANCE (Exposition au DES diéthylstilboestrol)
- SCHIZO OUI
- SÉSAME AUTISME (Fédération Française)
- SOS HÉPATITES (La défense de toutes les personnes concernées par les hépatites)
- TRANSHÉPATE (Fédération des malades et greffés du foie)
- UAFLMV (Union des associations françaises de laryngectomisés et mutilés de la voix)
- UFC-QUE CHOISIR
- UFAL (Union des familles laïques)
- UNAF (Union nationale des associations familiales)
- UNAFAM (Union nationale de familles et amis de personnes malades et/ou handicapées psychiques) - UNAFTC (Union nationale des associations de familles de traumatisés crâniens et cérébro-lésés)
- UNAPECLE (Union nationale des associations de parents d’enfants atteints de cancer ou leucémie) - UNAPEI (Union nationale des associations de parents, de personnes handicapées mentales)
- UNSED (Union nationale des syndromes d’Ehlers-Danlos)
- VAINCRE LA MUCOVISCIDOSE
- VMEH (Visite aux malades en établissements hospitaliers)

 

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 30 novembre 2020, cliquez ici.

Lettre ouverte au Premier Ministre : France Assos Santé demande une protection juste et efficace de toutes les personnes à risque

Hôtel de Matignon
Monsieur le Premier Ministre
Jean CASTEX
57 rue de Varenne
75007 PARIS

Paris, 17 novembre 2020

Objet : Décret du 11 novembre sur le chômage partiel des personnes à risque de développer des formes graves de Covid-19

Monsieur le Premier Ministre,

Nous avons été très surpris de la parution le 11 novembre, du décret concernant la mise en oeuvre du chômage partiel pour les personnes vulnérables, dont le projet de rédaction nous avait été adressé la veille de sa signature, ne laissant pas le temps aux associations d’usagers et de patients d’exprimer leurs remarques, et excluant ainsi toute concertation. Ce décret suscite de nombreuses incompréhensions et craintes.

En premier lieu, nous sommes dans l’incompréhension totale face au périmètre retenu, qui s’écarte de l’avis du HCSP daté du 29 octobre. Nous constatons en effet une sélection de personnes porteuses de pathologies, sans fondement, puisque certaines considérées comme les plus à risque par le HCSP sont absentes, comme les personnes atteintes d’insuffisance rénale chronique ou d’un syndrome de Down par exemple. Nous sommes d’autant plus surpris que le décret du 29 août a été suspendu par le Conseil d’Etat au motif que la liste était discriminatoire.

En second lieu, en instaurant la possibilité pour l’employeur de s’opposer au chômage partiel des personnes présentant un certificat d’isolement et en laissant la responsabilité au salarié de saisir la médecine du travail pour statuer sur les conditions de sécurité, vous inversez la charge de la preuve de l’effectivité de la protection des salariés, qui doit incomber à l’employeur et non au salarié.

Vous prenez le risque que de nombreux salariés vulnérables renoncent à se saisir de cette disposition par crainte de s’opposer à leur employeur et des conséquences potentielles sur leur emploi et leurs conditions de travail. Ce risque en entraine un autre, qui est qu’ils contractent la Covid-19 avec les conséquences graves que cela peut entrainer, notamment l’hospitalisation en réanimation dans une période où nous savons toutes et tous que des choix pourront être amenés à être faits si le taux d’occupation reste élevé.

Ce risque est d’autant plus élevé que le HCSP n’a pas actualisé les mesures de sécurité renforcées pour les personnes vulnérables depuis son avis du 19 juin, alors que les études ont montré depuis que le port du masque ne suffit pas et que le rôle de l’aération ou de la filtration de l’air est primordial pour limiter les contaminations potentielles.

La question du télétravail, reste également en suspens, dans la mesure où celui-ci n’est toujours pas opposable, y compris pour les personnes vulnérables.

Enfin, l’exclusion des proches résidant au même domicile que des personnes à risque, de toute disposition spécifique, vient anéantir toutes les stratégies de protection qui peuvent être mises en œuvre.

En confiant la gestion de la question des travailleurs vulnérables au Ministère du travail, vous supprimez de fait les enjeux liés à la santé, qui sont pourtant au cœur d’une crise qui est sanitaire, avant d’être économique.

La publication de ce décret qui vient restreindre l’accès à la protection des personnes vulnérable, au moment où la deuxième vague déferle avec violence et les touche au premier chef, est incompréhensible.

En conclusion, nous demandons que des mesures soient prises de manière urgente afin d’assurer une protection juste et efficace des personnes vulnérables :
– L’inclusion de l’intégralité des situations à risques identifiées par le HCSP. Sur cette base, et au vu de l’incohérence constatée nous vous informons que nous engageons un recours contre le décret au contentieux.
– L’intégration des proches dans les mesures de protection.
– La suppression de la possibilité pour l’employeur de s’opposer au chômage partiel dès lors qu’un certificat médical est transmis.

Nous vous prions de croire, Monsieur le Premier Ministre, en l’assurance de notre haute considération.

Pour retrouver l’intégralité de la lettre ouverte datant du 17 novembre 2020, cliquez ici.

Communiqué de presse France Assos Santé du 20 novembre 2020

Stock de sécurité de médicaments
Dernière opportunité d’agir pour les parlementaires !

Ce jeudi 19 novembre, la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale a rejeté une importante mesure proposée par le Sénat* visant à établir une obligation de stock de sécurité de quatre mois de couverture des besoins pour les médicaments à intérêt thérapeutique majeur. Nous demandons aux députés de faire preuve de courage politique en maintenant cette disposition dans la loi lors de l’examen en seconde lecture du Plan de Financement de la Sécurité Sociale.

Les pénuries de médicaments montrent une dynamique exponentielle. Selon les dernières prévisions de l’ANSM, 3200 médicaments à intérêt thérapeutique majeur manquent en 2020 (40 en 2008). Des mesures claires sont attendues par nos concitoyens.

Selon les dernières enquêtes associatives**:

  • Un Français sur quatre a déjà été confronté à une pénurie de médicaments ;
    45% des personnes confrontées à ces pénuries ont été contraintes de reporter leur traitement, de le modifier, voire d’y renoncer ou de l’arrêter ;
  • Dans 30 % des cas, les propositions des industriels sont totalement insatisfaisantes ou inexistantes ;
  • 68% des oncologues médicaux considèrent que ces pénuries ont un impact sur la vie à 5 ans de leurs patients.

Une mission sénatoriale mentionnait en 2018*** une durée moyenne des pénuries de 14 semaines. Devant l’ampleur de la crise, la constitution de stocks de sécurité est désormais vitale.

Il n’existe aujourd’hui aucun argument pour s’opposer à cette mesure.

  • Le mécanisme proposé s’inscrit dans une démarche constructive vis-à-vis des acteurs privés et s’inspire du dispositif mis en place dès 2009 en Finlande en introduisant une compensation financière pour les coûts qui pourraient être engendrés par la constitution de ces stocks.
  • Le dispositif ne s’oppose pas aux règles Européennes et un nombre croissant de pays européens a, ou envisage d’avoir recours aux stocks de sécurité pour lutter contre ces intolérables pénuries.
  • Les entreprises pharmaceutiques disposeront d’un délai suffisant pour pouvoir augmenter leur production et s’adapter aux niveaux de stocks requis en France, sans que cela n’impacte les ventes dans les autres pays de l’Union Européenne.
  • Ces stocks de sécurité seraient par nature « tournants », répondant en grande partie aux problématiques potentielles de durée de conservation. Par ailleurs une liste d’exceptions pourra être établie pour prendre en compte certaines spécificités : saisonnalité, gros volume, médicaments dérivés du plasma, volume des ventes, date de péremption trop courte.

Les autorités sanitaires, les associations et les personnes malades ne cessent d’alerter les parlementaires sur un nombre de pénuries de médicaments et de vaccins en exponentielle augmentation. Mesdames et Messieurs les Députés, il est temps d’agir !

Contacts : Yann MAZENS 06 23 12 87 71 ; Sophie BANCET – 06 18 13 66 95 – communication@france-assos-sante.org


* Amendement sénatorial, PLFSS, 1ère lecture
** Enquête exclusive BVA-France –Assos Santé, janvier 2019, Etude de la Ligue contre le cancer, septembre 2020, Etude de UFC Que Choisir, novembre 2020
*** Rapport d’information sénatorial, septembre 2018 (page 30)

 

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 20 novembre 2020, cliquez ici.