Communiqué de presse France Assos Santé du 16 décembre 2020

Sondage Viavoice France Assos Santé COVID-19 : Les patients expriment leur détresse face aux difficultés d’accès aux soins en période de crise sanitaire

Déprogrammation des soins ou renoncement, prise en charge dégradée des personnes âgées à l’hôpital, isolement des résidents en EHPAD… De nombreuses associations de patients et d’usagers de santé ont recueilli des témoignages inquiétants depuis mars 2020. France Assos Santé a voulu mesurer ce qui s’est passé en matière d’organisation des soins pendant les deux vagues de COVID-19. Nous livrons aujourd’hui les résultats accablants d’un sondage réalisé par l’Institut Viavoice pour France Assos Santé fin novembre 2020.*

La triple peine : annulation de soins, absence de perspectives et aggravation de l’état de santé.

Près de la moitié des Français (47%) ont eu des soins annulés et/ou reportés depuis le début de la crise sanitaire Covid-19. Ces annulations /reports ont pour origine les organisations soignantes (36%) ou les patients eux- même (25%). Mais des statistiques encore plus préoccupantes sont constatées quand la déprogrammation est d’origine soignante :

  •  Pour plus de la moitié d’entre eux (56 %), aucune solution alternative n’a été proposée
  • Un tiers des personnes ayant été déprogrammées n’a pas reçu d’information concernant la reprogrammation d’un rendez-vous (35 %)
  • 64 % des personnes n’ont pas reçu des informations concernant l’impact de la déprogrammation sur leur santé

On peut aisément parler ici de triple peine : celle de l’annulation en elle-même, celle de l’absence d’informations et de perspectives concernant sa maladie / son évolution. Et, pire, celle des conséquences directes pour les patients déprogrammés : 24 % d’entre eux déclarent une aggravation des symptômes et une dégradation de l’état de santé, 23% déplorent que des examens importants n’ont pas été réalisés et 11 % ont un sentiment de déprime et d’anxiété accru.

Conséquence, parmi ceux qui ont subi une déprogrammation ou qui ont renoncé aux soins, 29% voient leur confiance dans le système de santé se dégrader.

 

Désarroi des proches et des aidants des résidents d’EHPAD en période de crise sanitaire

Si nous saluons l’indéfectible investissement des équipes de soins et d’accompagnement des résidents, nous constatons les failles de notre système de santé, et plus particulièrement de la prise en charge de nos ainés. Nous concentrerons notre propos ici sur le désarroi des proches / aidants des résidents d’EHPAD.

Deux chiffres parlent d’eux-mêmes : 92% des proches aidants/résidants déclarent que leur proche a souffert de l’isolement lors du premier confinement et 59% pensent que leur proche n’a pas été prise en charge de la même manière que les autres malades du Covid-19, également lors du premier confinement.

S’ajoute à cela une forme d’âgisme, bien connu des acteurs du médico-social, qui s’exprime par les constats suivants :

  • 57% des proches aidants de résidents ayant eu des symptômes/une pathologie nécessitant des soins extérieurs à l’EHPAD déclarent que l’âge a nui à la qualité de la prise en charge de leur proche
  • 47% des proches aidants de résidents ayant eu des symptômes/une pathologie nécessitant des soins extérieurs à l’EHPAD déclarent avoir sentiment que leur proche n’a pas été prioritaire lors de l’admission et pendant les soins.

En juin 2000 l’OMS clamait : « l’analyse [des systèmes de santé dans le monde] conclut que la France fournit les meilleurs soins de santé généraux ». La crise COVID-19 met en lumière les failles que notre système sanitaire a accumulé depuis deux décennies.
Fort de ces constats documentés et chiffrés, France Assos Santé demande la remise à plat de l’organisation sanitaire en post-crise : organisation des déprogrammations et des reports, d’actes de soins, accompagnement vers la reprise des soins, prise en compte des retards de soins.
France Assos Santé réclame également un accompagnement digne de nos ainés en EHPAD, notamment une amélioration urgente du niveau de prise en charge médicalisée (par exemple oxygénothérapie, développement de la télémedecine).
Télécharger le rapport complet ici

Contact presse : Sophie BANCET – 06 18 13 66 95 – communication@france-assos-sante.org
_________________________________________________________________* Sondage Viavoice pour France Assos Santé, réalisé en ligne entre le 23 et le 30 novembre 2020 auprès d’un échantillon de 2 000 personnes, représentatif de la population française de 18 ans et plus.

France Assos Santé et le Collectif Alerte appellent à prendre des mesures d’urgence pour la santé des personnes en situation de précarité

France Assos Santé et le Collectif ALERTE font état de leurs préoccupations concernant la dégradation de la santé des personnes en situation de précarité et la multiplication des zones de non-droit. À chaque étape de la crise sanitaire du COVID-19, leurs conditions de vie, déjà difficiles, se détériorent encore davantage avec des conséquences souvent dramatiques pour leur santé. À l’aube du déconfinement, et parce que les manquements de l’État se sont accumulés, nous appelons à des mesures d’urgence pour que certaines populations ne soient pas reléguées hors du système de santé.

Des foyers de contamination perdurent et sont susceptibles d’entretenir la pandémie, a fortiori après le déconfinement !

Sans surprise et de façon intolérable, la crise sanitaire et économique a renforcé les inégalités sociales de santé et en a produit de nouvelles qu’il faut anticiper. 

Celles et ceux qui vivent sans ressources, sans logement ou mal-logés, sans papiers, exposés du fait de leurs consommations, sans accès aux besoins essentiels et aux droits fondamentaux, ceux qui devraient attendre de notre société protection et solidarité voient leurs conditions de vie se dégrader encore davantage. Les associations constatent de multiples freins dans l’accès ou le renoncement aux soins et une aggravation de l’état de santé pour nombre d’entre eux : qu’il s’agisse de pertes de chance, d’augmentation du nombre de décès – notamment dans la rue -, de malnutrition.

Une situation alarmante, souvent liée à des défaillances du service public : l’accès aux droits est difficile faute de continuité des services publics en présentiel, de capacité de ces populations à faire des démarches, notamment numériques, multipliant les points de rupture dans les parcours de santé.

Une double peine pour des personnes dont les effets du confinement sont déjà décuplés par des conditions de vie pathogènes.

Alors que les remontées de terrain s’accumulent et face au manque criant de données objectives, France Assos Santé et le collectif ALERTE font part de leurs plus vives inquiétudes quant à la dégradation de l’accès aux soins et à la santé des plus précaires ! Tandis que le déconfinement s’organise, nous appelons les pouvoirs publics à agir de toute urgence :

  • En garantissant (enfin) l’accès aux droits pour les personnes en situation de vulnérabilité sociale

L’accès aux droits et à la santé doit être simplifié et amélioré, quel que soit le statut administratif des personnes, notamment en maintenant les facilités mises en place pendant la crise du COVID-19 (demandes d’asile, Aide Médicale d’Etat, Complémentaire Santé Solidaire, Puma etc..), et en accélérant le traitement des dossiers. Il est également indispensable de revenir sur les mesures prises fin 2019, visant à restreindre l’accès à l’AME et l’accès à la PUMA des demandeurs d’asile. Elles ne sont pas compatibles avec les impératifs de santé publique, soulignés aujourd’hui par la crise sanitaire.

Les personnes doivent pouvoir bénéficier d’un plan global de soutien financier et d’un recours facilité aux équipes de soins et de suivi.

Enfin, une plateforme médico-sociale doit être mise en place afin de leur proposer un dépistage, les informer sur leurs droits, les aider dans leurs démarches, centraliser les dossiers. La médiation en santé doit être développée pour y contribuer.

  • En instaurant une stratégie globale et massive de dépistage en direction des personnes en situation de précarité et vulnérabilité, et pas seulement auprès de celles qui ont été mises à l’abri ou hébergées en centres collectifs, et en mettant à leur disposition des masques gratuitement
  • En reconnaissant le rôle des associations qui pallient les manquements de l’Etat

La reconnaissance du rôle majeur des associations dans la gestion de la crise auprès de ces publics vulnérables impose la consultation systématique de celles-ci lors des prises de décision. Il faut faciliter et soutenir leurs actions, en accordant les financements nécessaires afin qu’elles puissent accompagner, faire le lien, « aller vers », assurer une information adaptée, indispensable à un déconfinement progressif. Pour les collectivités territoriales et l’État, il est urgent de capitaliser les expériences associatives afin de construire un plan de prévention en amont de toute crise (construire et assurer la mise en œuvre des réponses aux besoins fondamentaux).

  • En mettant un terme à toutes les formes de discriminations liées à la situation de crise

La prise en charge de la santé des individus sur notre sol en ces temps de pandémie doit éthiquement être égalitaire, non discriminante, retrouvant les principes de notre humanité première.

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 5 mai 2020, cliquez ici.

Rapport d'experts Hépatites2014

Vice-Présidence Comité de suivi National du Rapport d’Experts Hépatites

Nous avons le plaisir de vous annoncer l’élection mercredi 14 octobre 2015 au Ministère de la Santé de notre président Frédéric Chaffraix à la Vice-présidence du Comité de suivi du Rapport  National d’Experts sur la Prise en charge des personnes infectées par les virus de l’hépatite B ou de l’hépatite C.

Nous sommes heureux de cette élection, qui est une valeur ajoutée pour notre région et une reconnaissance également tant de SOS hépatites que du travail effectué en collaboration de tous nos partenaires depuis plusieurs années sur cette thématique et au bénéfice des usagers et des patients.

L’expérience de la prévention et de l’organisation des soins en région Alsace sera ainsi mieux portée en exemple au niveau national.

Nous devons par conséquent, continuer en ce sens dans le cadre de la future organisation régionale et territoriale.

Cette Vice-présidence à pour but de:

  •  faire avancer la prise en soins des patients mais aussi l’accès à l’information, au dépistage et à la vaccination contre l’hépatite B de la population.
  • travailler sur l’accessibilité des traitements antiviraux C à tous les patients quel que soit le stade de fibrose afin d’en finir avec cette discrimination insupportable pour les patients que nous suivons au quotidien.
  • travailler sur la mise en place de programmes d’Education Thérapeutique du Patient qui répondent aux spécificités des différentes populations, c’est un enjeu à toutes les étapes de la maladie et non seulement limité au traitement.
  • poursuivre la veille, et les recherches pour la mise en place des TROD, non seulement du VHC mais aussi du VHB afin d’avoir une palette d’outils complémentaires au FibroScan et aux autres méthodes non invasives d’évaluation de la fibrose qui permettent un dépistage et un accompagnement cohérents des usagers dans le système de soins.
  • redonner sa place à la lutte contre l’hépatite B tant en terme de dépistage que d’accès aux soins, avec la mise en place de programmes d’ETP spécifiques pour accompagner les patients dans leur vie d’hépatant et dans le soin et le renforcement des moyens pour la recherche de traitements curatifs efficaces.
  • porter une attention toute particulière pour les DROM-COM.

Un traitement pour tous, Une guérison pour chacun, Une vaccination universelle !

Téléchargez le Rapport d’Experts sur le Site du Ministère de la Santé

 

SOS Hépatites recrute

Offre d’emploi CHARGE(E) DE PROJET EN ACCOMPAGNEMENT DE LA PERSONNE

  Le dépôt des candidatures est clos.

Fiche ROME: chargé(e) de projet en éducation pour la santé

Définition de la mission

  • Concevoir, mettre en œuvre, suivre et évaluer des projets de santé publique principalement autour de l’accompagnement dans le soin des publics spécifiques en particulier des malades atteints d’hépatites virales.
  • Participer activement aux programmes d’Education Thérapeutique du Patient dans la région.
  • Participer, si besoin, aux actions d’information auprès des publics spécifiques, du grand public et des professionnels de la santé et du social aux problématiques des hépatites, de la promotion de la santé (accompagnement dans le dépistage, …).
  • Présenter l’association, rechercher et mettre en œuvre avec d’autres structures, des actions de partenariats dans les domaines du soutien à la personne et de l’accompagnement du patient dans le soin autour des hépatites (accompagnement dans la vaccination, les soins,…).
  • Participer à des groupes de travail, réseaux ou plateformes d’échanges dans les domaines de la santé et du social
  • Participer à l’organisation des manifestations – rencontres – débats thématiques.
  • Proposer et mettre en œuvre, le cas échéant, en lien avec le président et le bureau, des projets de développement et des actions visant à améliorer la prise en soin des patients (action d’écoute, d’information, de formation,…).
  • Réaliser des permanences de soutien et d’information pour les patients, leurs familles et les différents publics au lieu d’accueil en lien avec les membres mandatés par l’association.
  • Coordonner l’activité d’une équipe de bénévoles en lien avec les personnes mandatées par l’association.

 

Accès à l’emploi

Cet emploi est accessible avec un diplôme de Bac à Bac+2 (BTS,…) dans le secteur social, sanitaire.

Il est également accessible avec une expérience professionnelle ou bénévole dans ces secteurs sans diplôme spécifique.

Une formation complémentaire (éducation à la santé, santé publique, prévention, …) serait un plus.

Permis B indispensable

Compétences

  • Maîtriser la méthodologie de projet et développer les projets dans les perspectives de la santé publique : promotion de la santé, démarche de santé communautaire, évaluation en santé publique, …
  • Connaître les instances, les enjeux locaux et nationaux en matière de santé publique, ainsi que le réseau des structures sanitaires et sociales alsaciennes.
  • Posséder des connaissances sur le soutien à la personne et la prévention
  • Avoir une bonne capacité d’analyse des enjeux et d’identification des besoins
  • Savoir rédiger des projets argumentés, rendre compte par écrit de leur évolution,
  • Maîtriser les outils d’évaluation
  • Maîtriser les outils informatiques: logiciels Word, Excel, Powerpoint, Messagerie et Internet.

 

Capacités liées à l’emploi

  • S’exprimer de façon claire, précise et rigoureuse
  • S’adapter aux priorités de travail de l’association et les partager avec l’équipe
  • Se documenter pour approfondir ses connaissances dans les domaines de référence de l’association
  • Être motivé, être capable de prendre des initiatives à partir de l’identification des besoins issues du terrain et de faire preuve d’autonomie, notamment dans la proposition d’activités nouvelles

 

Conditions générales et administratives d’exercice

  • L’emploi s’exerce au siège administratif comme sur le « terrain » où le/la chargé(e) de projet rencontre les professionnels ainsi que les bénévoles de l’association assurant les activités
  • L’emploi s’exerce également en lien avec les financeurs et institutionnels auxquelles les projets sont présentés.
  • Le/la chargé(e) de projet peut être mandaté par l’association pour représenter l’association. Il/elle respecte les statuts et le règlement intérieur de l’association.
  • Il /Elle s’engage à respecter le devoir de travailler en dehors de toutes préoccupations politique et religieuse.

 

Conditions de travail

  • CDD de 3 mois renouvelable. Possibilité de CDI
  • Horaires modulables (temps plein 35h hebdomadaires)
  • Date d’embauche : le 01/03/2015
  • Rémunération : 1475€ brut / mois
  • Tickets restaurant

 

Lieu d’exercice de l’activité

  • Siège administratif à Strasbourg, et toute institution, structure, association ou service public demandeur, susceptible d’être concerné par les missions de l’association.
  • Région Alsace et ponctuellement en Lorraine
  • Déplacement ponctuel possible sur le territoire français

 

Relations fonctionnelles

  • Travail en étroite collaboration avec les bénévoles, les salariés, les prestataires, les responsables de l’association

 

Obligations professionnelles

  • Devoir de réserve, de confidentialité et de respect de l’éthique de l’association.
  • Obligation de participation à la formation initiale des bénévoles.
  • Participation aux réunions d’équipe.
  • Participation aux événements de la vie associative régionale et nationale.

 

Contact(s)

Fréderic CHAFFRAIX, Président

 

Modalités de candidature

Date limite : 15/02/2015

CV + lettre de motivation