Communiqué de presse France Assos Santé Grand Est du 1er décembre 2020 : Lancement des rencontres  » Co-vivre l’après »

Lancement des rencontres "Co-vivre l'après"

France Assos Santé Grand Est, l’organe de référence dans la région pour représenter les droits et les intérêts des usagers du système de santé, met en place des rencontres « co-vivre l’après ».

  • En effet, nous avons conscience qu’être victime de la COVID-19 n’est pas toujours sans laisser de traces. La peur, la colère, la culpabilité, la difficulté à passer à autre chose sont autant de manifestations possibles de mal être qui pourraient être atténuées grâce au partage de vécus avec d’autre personnes concernées.
  • De plus, la voix des personnes touchées par la COVID-19 a peu de place dans les prises de paroles médiatiques. C’est pourquoi, lors de ces groupes de paroles l’ensemble des difficultés, besoins et attentes exprimés seront collectés de manière anonymisée puis partagés avec les autorités compétentes.

Des rencontres « Co-Vivre l’après », à quoi ça sert ?

L’objectif de ces rencontres est de créer un espace bienveillant d’échanges entre personnes ayant été infectées par la COVID-19 sur leur vécu, leur ressenti et les difficultés qu’elles rencontrent depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois après l’infection.

Comment se passent-elles ?

Ces rencontres sont animées par des bénévoles d’associations de patients qui n’auront pas vocation de répondre à d’éventuelles questions médicales mais sauront guider les échanges pour les rendre les plus constructifs possibles entre les participants.

La confidentialité et le respect de la parole de chacune et chacun et des autres seront garantis.

Des rencontres « Co-Vivre l’après », Comment participer ?

Ces rencontres sont organisées sur l’ensemble des départements de la région Grand Est.

En raison du confinement, le démarrage de ces rencontres est prévu sous forme de visio-conférences.

Ces rencontres « à distance » seront remplacées par des rencontres dans des lieux adaptés dans un second temps.

 

Pour s’inscrire à l’une des prochaines rencontres : RENDEZ-VOUS ICI

Mieux nous connaitre : https://grand-est.france-assos-sante.org/

 

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 1er décembre 2020, cliquez ici.

 

Communiqué de presse France Assos Santé du 20 novembre 2020

Stock de sécurité de médicaments
Dernière opportunité d’agir pour les parlementaires !

Ce jeudi 19 novembre, la Commission des Affaires Sociales de l’Assemblée Nationale a rejeté une importante mesure proposée par le Sénat* visant à établir une obligation de stock de sécurité de quatre mois de couverture des besoins pour les médicaments à intérêt thérapeutique majeur. Nous demandons aux députés de faire preuve de courage politique en maintenant cette disposition dans la loi lors de l’examen en seconde lecture du Plan de Financement de la Sécurité Sociale.

Les pénuries de médicaments montrent une dynamique exponentielle. Selon les dernières prévisions de l’ANSM, 3200 médicaments à intérêt thérapeutique majeur manquent en 2020 (40 en 2008). Des mesures claires sont attendues par nos concitoyens.

Selon les dernières enquêtes associatives**:

  • Un Français sur quatre a déjà été confronté à une pénurie de médicaments ;
    45% des personnes confrontées à ces pénuries ont été contraintes de reporter leur traitement, de le modifier, voire d’y renoncer ou de l’arrêter ;
  • Dans 30 % des cas, les propositions des industriels sont totalement insatisfaisantes ou inexistantes ;
  • 68% des oncologues médicaux considèrent que ces pénuries ont un impact sur la vie à 5 ans de leurs patients.

Une mission sénatoriale mentionnait en 2018*** une durée moyenne des pénuries de 14 semaines. Devant l’ampleur de la crise, la constitution de stocks de sécurité est désormais vitale.

Il n’existe aujourd’hui aucun argument pour s’opposer à cette mesure.

  • Le mécanisme proposé s’inscrit dans une démarche constructive vis-à-vis des acteurs privés et s’inspire du dispositif mis en place dès 2009 en Finlande en introduisant une compensation financière pour les coûts qui pourraient être engendrés par la constitution de ces stocks.
  • Le dispositif ne s’oppose pas aux règles Européennes et un nombre croissant de pays européens a, ou envisage d’avoir recours aux stocks de sécurité pour lutter contre ces intolérables pénuries.
  • Les entreprises pharmaceutiques disposeront d’un délai suffisant pour pouvoir augmenter leur production et s’adapter aux niveaux de stocks requis en France, sans que cela n’impacte les ventes dans les autres pays de l’Union Européenne.
  • Ces stocks de sécurité seraient par nature « tournants », répondant en grande partie aux problématiques potentielles de durée de conservation. Par ailleurs une liste d’exceptions pourra être établie pour prendre en compte certaines spécificités : saisonnalité, gros volume, médicaments dérivés du plasma, volume des ventes, date de péremption trop courte.

Les autorités sanitaires, les associations et les personnes malades ne cessent d’alerter les parlementaires sur un nombre de pénuries de médicaments et de vaccins en exponentielle augmentation. Mesdames et Messieurs les Députés, il est temps d’agir !

Contacts : Yann MAZENS 06 23 12 87 71 ; Sophie BANCET – 06 18 13 66 95 – communication@france-assos-sante.org


* Amendement sénatorial, PLFSS, 1ère lecture
** Enquête exclusive BVA-France –Assos Santé, janvier 2019, Etude de la Ligue contre le cancer, septembre 2020, Etude de UFC Que Choisir, novembre 2020
*** Rapport d’information sénatorial, septembre 2018 (page 30)

 

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Communiqué de presse France Assos Santé du 6 novembre 2020

COVID-19 : Protégeons les personnes à risque !
Un enjeu majeur de santé publique et de responsabilité politique

A l’heure du déferlement de cette deuxième vague de la Covid-19, un nouveau confinement est imposé aux Français qui sont appelés à limiter leurs contacts, voire pour certains à fermer leurs commerces et leurs entreprises.

La France est le pays le plus touché par la Covid-19 en Europe avec 1,6 millions de personnes atteintes et des taux d’occupation des lits de réanimation par des patients souffrant de la Covid-19 qui oscillent entre 44% et 120% dans nos régions. Les personnes à risque de formes graves, y compris les plus jeunes, peuvent légitimement être effrayées, sachant que 36% des patients en réanimation ont moins de 65 ans. Une part importante d’entre eux va décéder et les autres pourraient connaitre des suites lourdes et des séquelles à long terme.

D’autant plus que le droit qui les protège est instable depuis la parution du décret du 29 août suspendu le 15 octobre par le Conseil d’Etat , entrainant de fait un retour au décret du 5 mai, sauf pour les proches cohabitants. Ils ont quant à eux perdu l’accès à tout dispositif spécifique de protection. Leur situation est d’autant plus difficile que le télétravail « obligatoire » dans le cadre du confinement ne concerne qu’une minorité d’entre eux. Les autres, contraints au travail en présentiel, courent le risque quotidien d’infecter leur proche.

L’appel du Ministre de la Santé et du Directeur Général de la Santé à protéger les personnes fragiles qui seront les « hospitalisés de demain »

Messieurs Olivier Veran et Jérôme Salomon ont appelé hier soir à protéger les personnes fragiles qui seront les « hospitalisés de demain ». Le Conseil scientifique a, quant à lui, dans son avis actualisé le 28 octobre, fait état d’une situation sanitaire critique et a fixé comme premier objectif stratégique et enjeu majeur de santé publique la protection des personnes à risque de développer une forme grave de la Covid-19, avec une limitation drastique des contacts sociaux, voire un auto confinement volontaire, pour permettre de limiter les hospitalisations et les décès. Les dispositifs actuels concernant les travailleurs vulnérables et proches de personnes vulnérables ne sont pas cohérents avec ces appels légitimes à la protection la plus stricte et doivent être revus d’urgence.

Que demandent nos associations ?

Les associations de patients et d’usagers de la santé font appel à la responsabilité de l’État et à la cohérence politique, pour prendre les mesures urgentes qui s’imposent permettant à l’ensemble des travailleurs à risque, identifiés selon les connaissances scientifiques les plus récentes, ainsi qu’aux personnes résidant sous le même toit qu’une personne vulnérable, d’avoir les moyens d’être protégés efficacement, notamment en ayant la possibilité de ne pas se rendre sur leur lieu de travail.

Le télétravail doit être privilégié quand il est possible. Mais, lorsqu’il n’est pas envisageable, il est essentiel qu’un dispositif permettant un maintien durable et suffisant des revenus, quel que soit le statut des travailleurs, soit accessible, comme ce fut le cas jusqu’au 31 août dernier.

Les personnes à risques de formes graves engagent leur survie dans cette deuxième vague. Seule la solidarité nationale leur permettra de traverser en sécurité les prochaines semaines et mois dont on mesure encore mal l’ampleur des conséquences sanitaires. Des mesures cohérentes doivent être proposées devant cette deuxième vague qui s’annonce plus importante que la première.

Contact presse : Sophie BANCET – 01 53 62 40 37/ 06 18 13 66 95 – communication@france-assos-sante.org

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 06 novembre 2020, cliquez ici.

Communiqué de presse France Assos Santé du 29 octobre 2020

Nouveau confinement : France Assos Santé se mobilise pour la prise en charge de tous les patients, Covid-19 et maladies chroniques

Après les effets collatéraux de la 1ère vague sur les patients atteints de maladies chroniques et les personnes à risque, tout doit être mis en oeuvre pour réussir à prendre en charge les patients atteints de la COVID-19, tout en maintenant l’accès aux soins pour tous et en protégeant les plus vulnérables. A la veille d’un nouveau confinement, France Assos Santé entend jouer un rôle majeur dans la gestion de la crise, au plus près des patients et en lien avec les établissements et les professionnels de santé.

La dégradation rapide de la situation sanitaire en France et partout dans le monde ces dernières semaines a amené le gouvernement à prendre des décisions graves qui ont été annoncées hier soir aux Français par le Président de la République.

Force est de constater que la deuxième vague de la pandémie touche l’ensemble de notre pays et toutes les tranches d’âges de la population. Nous assistons jour après jour à l’augmentation des hospitalisations et des entrées en réanimation liées à des formes graves de la Covid-19, avec les conséquences redoutées pour l’ensemble des patients souffrant d’autres pathologies.

France Assos Santé ne peut que déplorer ce constat, malgré les mesures appliquées depuis mi-mars 2020.

Dans cette situation, les nouvelles mesures annoncées hier par le Président de la République nous apparaissent nécessaires pour protéger la santé de nos concitoyens, même si elles auront inévitablement un impact sur nos modes de vie et sur notre économie.

Nous serons vigilants sur les effets produits par les nouvelles décisions gouvernementales dans les prochaines semaines et nous continuerons de nous mobiliser sans faille pour garantir la continuité de l’accès aux soins pour tous et le respect du lien avec les plus âgés. D’ores et déjà, nous prenons acte avec satisfaction de l’attention portée aux personnes résidant en EHPAD et de la décision de ne pas les couper totalement de leurs proches.

Nos priorités sont :

– Permettre aux patients présentant des formes évolutives de la COVID-19 d’être pris en charge correctement. Ces personnes doivent disposer d’un suivi et d’une surveillance adaptés, notamment en EHPAD et à domicile (oxygénothérapie). A cette fin, il faut envisager la mobilisation rapide de prestataires en santé au niveau des soins primaires, en coordination avec les professionnels libéraux et plus particulièrement les médecins traitants ;
– Par ailleurs, nous demandons aux médecins et aux ARS de garantir la continuité des soins et des parcours, y compris grâce au recours à la télémédecine et à la télésurveillance, et à assurer les déprogrammations dans le strict cadre du nécessaire. Nous mobiliserons notre réseau de représentants pour que chaque établissement veille à garantir une juste information des patients sur les disciplines ou les actes concernés.

France Assos Santé jouera un rôle majeur aux côtés des pouvoirs publics et des soignants dans la gestion de cette crise sanitaire sans précédent pour faire entendre les besoins et le vécu de tous les patients et des usagers, de leurs proches et pour garantir la protection de toutes les personnes vulnérables.

Contact presse : Sophie BANCET – 01 53 62 40 37/ 06 18 13 66 95 – communication@france-assos-sante.org

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[France Assos Santé] Personnes à risque : Nouvelle saisine du Haut Conseil de la Santé Publique (HCSP) – Les associations de patients et d’usagers demandent à être entendues

Suite à la suspension par le Conseil d’Etat du décret du 29 août ayant restreint la liste des personnes à risque pouvant bénéficier du chômage partiel, le gouvernement a de nouveau saisi le Haut Conseil de la Santé Publique à des fins de réactualisation de cette liste.

Dans un courrier du 26 octobre adressé au Président du HCSP, France Assos Santé demande que les associations de patients et d’usagers soient auditionnées dans le cadre de cette nouvelle saisine, afin que nos demandes soient prises en compte :

  • Une liste de critères de vulnérabilités cohérente au regard des données robustes actualisées, tenant compte des manquements de la liste antérieure qui excluait notamment les maladies rénales sévères ni dialysées ni greffées.
  • Le retour de la protection des proches vivant sous le même toit qu’une personne vulnérable, auxquels la même protection doit être proposée, afin qu’ils ne se trouvent pas dans la situation de la contaminer et donc de mettre directement sa vie en danger.
  • La reconnaissance du droit, pour les médecins prescripteurs, de s’appuyer sur des consensus d’experts pour protéger des personnes « hors liste », notamment lorsque celles-ci sont concernées par des maladies rares ou cumulent des facteurs de comorbidités et/ou de vulnérabilités sociales dont l’impact a été évalué par la DREES.
  • Le respect du principe de précaution au nom duquel tout retrait de la liste antérieure doit être motivé par l’existence de données robustes le permettant.
  • L’accès au chômage partiel doit être garanti sauf à ce que les personnes à risque de forme grave de Covid-19 et leurs proches cohabitants puissent poursuivre leurs activités professionnelles à distance, le télétravail doit être opposable, y compris à temps plein lorsque le poste s’y prête.
  • Pour protéger les personnes à risque de forme grave de Covid-19 qui souhaitent reprendre leur travail sur site, un accompagnement systématique par le service de santé au travail est nécessaire, tout comme la prise en charge de transports individuels dans certaines conditions et la mise à disposition de masques, y compris de type FFP2 si nécessaire.
  • Une attention particulière doit être portée aux travailleurs indépendants qui, bien souvent et compte tenu du niveau actuel de leur indemnisation, n’ont pas d’autres choix que le retour au travail sur site(s).

Cette demande s’inscrit dans un enjeu de démocratie en santé mais surtout de santé publique et de cohérence politique.

Article original : https://www.france-assos-sante.org/actualite/personnes-a-risque-saisine-hcsp-les-associations-patients-usagers-demandent-a-etre-entendues/

COVID-19 et grippe saisonnière

France Assos Santé demande que soit rétablie en urgence l’obligation vaccinale antigrippale* de tous les professionnels de santé au contact des patients et usagers.

Chaque année le virus de la grippe saisonnière sévit dès le début de l’automne jusqu’au printemps et provoque entre 8 et 15 000 décès prématurés. Sans vaccin, la même épidémie aurait été responsable d’au moins 20 à 30 000 morts.

Cette année et l’année prochaine, la poursuite de l’épidémie de COVID-19, et les risques de rebonds successifs, peuvent provoquer la saturation des capacités d’hospitalisation en réanimation et accroitre encore les pressions sur les soins primaires et les services d’urgence.

Dans ce contexte, France Assos Santé soutient une politique vaccinale antigrippale ferme et sans ambiguïté afin d’affronter l’épidémie grippale 2020-2021 et le risque majeur de « cumul » avec la COVID-19.

En l’absence d’une couverture vaccinale suffisante, de nombreux patients présentant des formes graves de la grippe risquent de ne plus trouver de place dans les hôpitaux. Or la vaccination anti grippale a fait ses preuves et son bilan bénéfice-risque lui est favorable.

La mise en place urgente d’une forte campagne de vaccination en direction de toute la population, en particulier des plus fragiles et des plus exposés, est nécessaire, mais ne suffira pas.

France Assos Santé demande que soit rétablie en urgence l’obligation vaccinale antigrippale de tous les professionnels du système de santé, du secteur médico-social, et son élargissement à tous les professionnels prenant en charge un soutien à domicile des personnes âgées ou en situation de handicap.

Dans ce contexte, France Assos Sante demande par ailleurs la prise en charge à 100% par l’Assurance maladie du vaccin contre la grippe pour l’ensemble de la population.

France Assos Santé alerte sur la gravité de la situation et sur les conséquences catastrophiques éventuelles d’une vaccination antigrippale insuffisante sur l’ensemble de la population confrontée aujourd’hui à l’épidémie de COVID-19.

On ne pourra pas dire que l’on ne savait pas !

Contact presse : 01 40 56 98 80 – communication@france-assos-sante.org

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse datant du 25 septembre 2020, cliquez ici.


*Suspendue en 2006 par décret (n° 2006-1260 du 14 octobre 2006)

Pénuries de médicaments et de vaccins : pas de stocks en vue

France Assos Santé et ses associations membres, historiquement mobilisées contre les pénuries de médicaments et de vaccins, s’inquiètent de la mise en oeuvre effective des mesures pourtant votées par la représentation nationale en décembre 2019. Nous demandons que le décret obligeant les industriels à constituer un stock de sécurité de médicaments soit rapidement publié, conformément à la loi votée par les parlementaires en décembre 2019.

Janvier 2019 : France Assos Santé publiait les résultats d’une enquête exclusive réalisée par l’institut BVA auprès d’un échantillon de 955 personnes représentatif de la population française qui pointaient les difficultés récurrentes d’accès à certains vaccins et médicaments pour des millions de Français et leurs conséquences directes sur leur santé et leur qualité de vie.

En septembre 2019, nous avions salué les mesures de lutte contre les pénuries annoncées par le Premier ministre qui témoignaient d’une prise de conscience manifeste du gouvernement quant à l’ampleur du problème.

En décembre 2019, un ensemble de mesures était voté par la représentation nationale dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale. Ces mesures avaient fait l’objet d’un article spécifique voté à l’unanimité à l’Assemblée nationale, au cours d’un scrutin public.

Septembre 2020 : un an après les premières annonces et alors que les difficultés d’approvisionnement en produits de santé invitaient à accélérer le pas, les principales mesures ne sont toujours pas mises en oeuvre.

Parmi celles-ci, l’obligation pour les industriels de créer un stock de sécurité constituait pourtant une avancée notable, demandée historiquement par le secteur associatif.

Qu’attend-t–on ? Du courage politique

Le décret nécessaire à la mise en œuvre du dispositif est actuellement en attente : l’industrie pharmaceutique met aujourd’hui tout en œuvre pour en diminuer la portée.

Devant l’ampleur inégalée des pénuries de médicaments, nous considérons :

  • Que le décret permettant la constitution de stocks de sécurité de médicaments et de vaccins doit être publié sans attendre.
  • Que le dispositif prévu par la loi constituait déjà le fruit d’un compromis en précisant que ces stocks ne pouvaient excéder quatre mois de couverture des besoins.

La demande des associations doit être entendue, à savoir l’obligation pour les industriels de constituer des stocks de sécurité correspondant à :

– 4 mois de couverture des besoins pour les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur mentionné à l’article L5111-4 du code de la santé publique ;

– au moins 2 mois de couverture des besoins pour tout autre médicament.


Plus largement, nous considérons que les mesures annoncées par le premier Ministre, votées par la représentation nationale et attendues par nos concitoyens doivent être mises en œuvre en conservant toute leur portée et tout leur sens.

Contact presse : 01 40 56 98 80 – communication@france-assos-sante.org

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Ségur de la Santé : 600 jours pour transformer l’essai

« Trop souvent à une chose la pensée est douce et l’expérience amère » Petrarque

Clap de fin pour le Ségur. Après un volet d’annonces financières, place aux annonces structurelles ! Une semaine après la signature des accords salariaux, Olivier Veran a annoncé hier trente-trois mesures pour réorganiser notre système de santé. Nous nous félicitons des annonces, et, parmi les 33, quelques-unes attirent favorablement notre attention :

• La création de 4 000 lits « à la demande » et la réduction de la part de tarification à l’activité (T2A) ;
• Les mesures concernant les inégalités territoriales de santé, notamment le renforcement des permanences d’accès aux soins de santé (PASS), le développement de 60 centres de santé et la mise en place d’une instance « stratégique des inégalités de santé » en région, comprenant des associations d’usagers ;
• Le développement d’un Service d’Accès aux Soins (S.A.S.) avec un numéro d’appel unique pour un accès rapide à un professionnel de santé par tous les patients sur tout le territoire ;
• La mutation appelée de nos voeux des CRSA qui deviendraient un véritable « parlement de la santé » en région et le renforcement de l’échelon départemental des ARS en garantissant leur autonomie et l’indépendance de leurs décisions.
• Le virage développement durable pour tous les établissements de santé ;
• L’annonce de la tenue d’un futur « Ségur de la santé publique » dès la rentrée prochaine (et la prise en compte de la santé environnementale ? à voir !)

Pour rappel France Assos Santé avait proposé aux pouvoirs publics 94 mesures sur tous les aspects. Nous avons donc été entendus sur des mesures fortes et structurantes pour réformer le système de santé, telles que l’accès aux soins, le renforcement de la santé publique ou la refonte des instances de démocratie en santé sur les territoires.

Cependant, nous sommes très attentifs sur l’application de ces annonces sur le terrain. Gérard Raymond précise : « Nous serons vigilants à ce que ce panel de 33 annonces du Ségur ne finisse pas comme les 54 mesures de la réforme ma santé 2022 : sous la pile réglementaire ! Nous, associations d’usagers, souhaitons plus que jamais être parties prenantes du déploiement de ces mesures sur le terrain, contrairement à ce qui s’est passé pendant la COVID où la démocratie en santé a été mise entre parenthèses dans bien des territoires ! ».

Notre attention porte notamment sur la place indispensable que les associations d’usagers devront prendre dans le déploiement des mesures mais aussi et surtout le calendrier de mise en oeuvre. Comment réformer structurellement notre système en 600 jours ? France Assos Santé est et sera vigilante sur la bonne exécution de la stratégie annoncée dans le temps imparti.

Contact presse : 01 53 62 94 42 – communication@france-assos-sante.org

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse de France Assos Santé datant du 22 juillet 2020, cliquez ici.

Un Parcours de soins de qualité pour les usagers ne peut pas rimer avec des soignants en souffrance !

Ségur de la santé – Mobilisation du 16 juin, SOS hépatites soutient les soignants au bénéfice des patients

Encore une grève de soignants, quoi de plus classique depuis deux ans.
Et encore cette fois, nous les malades sommes aux côtés des soignants pour dire « plus jamais ça » !
L’épidémie de COVID-19 a fait voler en éclat le fragile équilibre de la santé en France.
La santé, cette pièce à deux faces, d’un côté les malades de l’autre les soignants.
Il est hors de question de reprendre nos soins comme avant.
Nous malades ne voulons plus d’une logique comptable où la pathologie passe avant nous.
Nous malades demandons que notre intérêt prévale sur tout autre intérêt personnel ou financier.
Nous malades demandons que notre avis soit entendu et surtout écouté.
Nous malades voulons une vraie politique sanitaire de la qualité des soins plutôt que de la quantité.
Nous malades demandons une mise à plat complète du système de santé qu’il soit public ou privé, hospitalier ou libéral.
Nous malades voulons prendre part à tous les débats sanitaires dans une vraie nouvelle politique de santé citoyenne, moderne et innovante.
Nous malades sommes attachés au principe de solidarité, d’accès facilité et de gratuité des soins.
Nous malades ne souhaitons plus renoncer à nos soins faute de ressources pour les payer.
Nous malades demandons un rééquilibrage entre les soins de prévention et les soins thérapeutiques.
Nous malades demandons que l’accompagnement thérapeutique soit une règle pour tous et que l’éducationthérapeutique, en cas de maladie chronique, soit développée et nous soit proposée systématiquement.
Nous malades demandons une organisation sanitaire équivalente sur tout le territoire au plus proche de chez nous pour faciliter notre accès à la prévention et au soin.
Parce que les malades et les soignants sont les deux faces d’une même pièce qui ne peuvent se voir mais qui vont toujours ensemble et dont les futurs sont intimement liés, il ne faut pas opposer la souffrance des soignants et celle des malades. L’amélioration de l’organisation du système de soins et de la qualité des soins doit être un objectif commun.
Des malades bien soignés par des soignants non malades, mieux compris et mieux soutenus.

Contacts Presse :

Pascal MELIN, Président de la Fédération SOS hépatites et maladies du foie, pascal.melin@soshepatites.org, 07 85 62 91 69

Frédéric CHAFFRAIX, Vice-président chargé des questions sur le parcours de santé et les réseaux, fchaffraix@soshepatites.fr, 06 62 80 53 74

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Assez de rapports : des médicaments !

Nous, associations de patients et d’usagers du système de santé, appelons plus que jamais à l’adoption de mesures concrètes pour lutter contre d’intolérables pénuries de médicaments et de vaccins.

Le 27 mai, une proposition de loi visant à créer un pôle public du médicament a été vidée de sa substance lors des discussions en Commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale. Cette proposition prévoyait notamment d’assurer une production publique de médicaments et l’alimentation d’une réserve stratégique de médicaments essentiels.

À l’issue des débats, ces principales dispositions ont été remplacées par deux propositions de rapports. Cette proposition de loi, finalement retirée avant d’être discutée dans l’hémicycle, aurait pourtant mérité un débat approfondi et constructif alors que la crise sanitaire générée par le SARS-CoV-2 nous rappelle brutalement l’urgence de repenser notre modèle de production des produits de santé.

Les textes s’accumulent, les médicaments manquent toujours à l’appel

Les pénuries de médicaments et de vaccins font l’objet d’une augmentation exponentielle1, les alertes des associations et des professionnels concernant les pertes de chances engendrées pour les patients s’accumulent, les propositions, engagements et textes de loi se multiplient (mission sénatoriale en 2018, feuille de route du Ministère de la santé en 2019, loi de financement de la Sécurité sociale de 2020).

Le rapport stratégique confié à Jacques Biot par Matignon en septembre 2019 et achevé en février ne sort, quant à lui, pas de l’ombre.

Le Parlement européen s’est également emparé du dossier à l’occasion de la crise du COVID-19 et s’apprête à adopter, lui aussi, un rapport sur le sujet. Le projet, actuellement en discussion au sein de la Commission environnement et santé publique (ENVI) du Parlement, propose notamment la création d’un ou plusieurs établissements pharmaceutiques européens à but non lucratif et la mise en place d’une réserve stratégique européenne de médicaments, en miroir aux propositions du projet de loi français mort-né. Il est temps d’agir.

Perte de chance, déstabilisation de l’hôpital, Ségur de la santé

Les pénuries de médicaments et de vaccins constituent une perte de chance pour les patients mais provoquent également de graves conséquences dans la gestion des services hospitaliers. Elles nécessitent la mise en œuvre d’importantes mesures de gestion, coûteuses financièrement et humainement, qui déstabilisent les services et la prise en charge des personnes malades. Tandis que les services d’achats doivent adapter leurs marchés, les services de soins n’ont pas d’autre choix que de procéder à une priorisation des indications des produits concernés ainsi qu’à des modifications de leurs prescriptions et des protocoles de prise en charge.

Il est maintenant temps de passer des paroles aux actes, des rapports à la mise en oeuvre des textes de loi et à l’adoption de mesures concrètes. Nous demandons urgemment :
-la parution du décret prévu dans la dernière loi de financement de la Sécurité sociale imposant aux industriels la création de stocks de sécurité
-un soutien clair et franc aux propositions de création d’une production alternative et d’une réserve stratégique discutées prochainement au Parlement européen.

Contact presse : 01 53 62 94 42 – communication@france-assos-sante.org

Pour retrouver la version originale du communiqué de presse de France Assos Santé datant du 11 juin 2020, cliquez ici.